Jerash, Jarash (Jordanie)
Brochure ramenée en 2009
SE PROMENER DANS L’HISTOIRE
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Déambuler dans les rues de Jarash c’est voyager dans le temps. Pénétrez à l’intérieur de la cité, comme le faisaient les Romains. en franchissant la porte Sud qui débouche sur la place ovale. Descendez vers le cardo (rue bordée de colonnes) où il vous sera possible de voir les traces laissées dans la pierre par les roues des chariots des riches citoyens de la ville qui faisaient du lèche-vitrine sous les arcades, de chaque côté de la rue. Le plan souligne tous les points importants de Jarash et vous propose un itinéraire qui vous les fera tous visiter. Cela vous prendra entre une heure et demie et deux heures et demie, selon votre rythme. Le personnel du Centre des Visiteurs de Jarash, situé à la porte Sud, est là pour répondre à vos questions et vous aider. Le Centre est ouvert tous les jours de 7h30 à 19h00 en hiver, et de 7h30 à 20h30 en été. Téléphone 962-6-6351272. |
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1- L'arc d'Hadríen Construit pour commémorer la visite de l”empereur Hadrien, en 129 après J.-C., ce magnifique arc de triomphe devait par la suite devenir la porte Sud de la ville. Les plans de développement ne furent cependant jamais terminés. 2 - L'hippodrome C’est une arène massive, de 245 m de long et 52 m de large ; seule une partie en a été restaurée. Elle pouvait accueillir 15000 spectateurs qui assistaient à des courses de chars et à d”autres activités sportives. La date précise de sa construction est incertaine; vers la seconde moitié du II ou au début du III siècle. 3 - Les murs de la ville et la porte Sud Lorsque l’on arrive vers la ville en provenance du Centre des Visiteurs, on peut apercevoir les murs impressionnants de la ville qui furent construits au IV siècle après J.-C., vraisemblablement par l”empereur Dioclétien, et complétés régulièrement par la suite. Les murs qui subsistent actuellement sont d”époque byzantine et avaient une longueur de 3 456 m. La porte Sud, par laquelle on entre dans Jarash, remonte à 130 après J-C. et est décorée de feuilles d'acanthe très caractéristiques. L’espace ouvert à l°intérieur, une fois dépassé la porte Sud, était utilisé comme marché et on peut encore y voir un pressoir à olives datant du Il siècle derrière un panneau de bois. |
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4 – La place ovale Cet endroit spacieux mesure 90 x 80 m et est entouré par un passage piéton et une colonnade ionique remontant au l siècle. Deux autels se trouvent en son milieu et une fontaine devait les rejoindre au VII siècle après J.-C. On trouve maintenant, au milieu de la place, une colonne récemment érigée pour porter la flamme du Festival de Jarash. |
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5 - L 'avenue à colonnades ou cardo maximus Elle est encore recouverte des dalles d'origine, et l'on peut y voir les traces qu'ont creusées les roues de milliers de chariots au cours des siècles. Les 800 m du cardo formaient l'épine dorsale et le centre de Gerasa. C'est au II siècle que la rue devait être remodelée. vraisemblablement en 170 après J.-C. Les colonnes ioniques furent alors remplacées par des colonnes corinthiennes plus élaborées. De chaque côté se trouvait une vaste allée avec des boutiques que l'on peut encore voir de nos jours. Un système d'égouts souterrains s'étendait le long du cardo et des regards, régulièrement espacés de chaque côté de la rue, permettaient d’évacuer les eaux de pluie. |
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6 - Le macellum Au milieu du cardo, la colonnade devient plus large et plus haute, marquant l’entrée du macellum, ou place du marché. L'inscription sur la tête du lion ornant la fontaine qui s’y trouve date de 211 après J.-C. 7 - Le tétrapyle Sud L'intersection du cardo et de la première rue qui le traverse, le decumanus sud, était marquée par quatre piédestaux qui sont toujours visibles. Ceux-ci supportaient des colonnes et probablement une structure pyramidale. 8 - Le pont Sud A droite, le decumanus Sud s'étend à l'est vers un pont de 73 m qui conduisait aux murs de la ville et aux quartiers résidentiels de Gerasa. Tout cela est maintenant enterré sous Jarash la moderne, exception faite des bains de l'est que l'on peut apercevoir de l'autre côté de la nouvelle route, à gauche de la mosquée. |
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9 - Les maisons omeyyades Au bout du decumanus Sud, vers l'ouest, se situe un quartier omeyyade. datant du début de 1'ère islamique. Ce quartier était habité de 660 à 800 après J .-C. Le pont Sud vous amène vers le quartier résidentiel et la porte Est. |
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10 - La cathédrale Plus haut sur le cardo vers la gauche, se situe la porte monumentale et richement sculptée datant du Il sicle. s’ouvrant sur le temple de Dionysos. Au IV siècle. le temple fut reconstruit en église byzantine que l'on nomme de nos jours la cathédrale, bien que rien n'indique qu’elle ait été plus importante qu’une autre. En haut de l”escalier, contre le mur extérieur est de la cathédrale, se trouve le sanctuaire de Sainte Marie, avec des inscriptions peintes dédiées à Marie et aux archanges Michel et Gabriel. |
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11 - L 'église Saint-Théodore Située derrière et au-dessus de la cathédrale, cette grande église fut érigée en 496 après J.-C. Entre l'église Saint- Théodore et le côté ouest de la cathédrale, on traverse une petite place avec une fontaine en son centre. Cet emplacement, à l'origine, constituait l'atrium de la cathédrale. Le tracé de la canalisation qui alimentait la fontaine peut toujours être vu, vers le nord, où celle-ci revêt une forme oblique. |
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12 - Le nymphée C'est une fontaine décorative qui fut construite en 191 après J.-C. et dédiée aux nymphes. De telles fontaines étaient courantes dans les villes romaines et marquaient de leur fraîcheur ces points de rencontre. A l'origine, cet excellent exemple était recouvert de marbre dans sa partie basse et de plâtre peint dans sa partie haute, le tout étant recouvert d'un dôme. L'eau ruisselait à travers sept têtes de lions sculptées, dans un réceptacle qui se trouvait sur la chaussée (le grand bassin de granit rose est un complément de l’époque byzantine). L'eau s'écoulait ensuite dans le système d'égouts. Sur la gauche se trouvent les propylées, l'entrée de la voie processionnelle conduisant au temple d Artémis. Plutôt que de monter les escaliers maintenant, continuez à suivre la rue à colonnades. |
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13 - Les propylées A l'origine, la procession qui conduisait au temple d'Artémis commençait de l'autre côté de la rivière dans la partie de Gerasa occupée de nos jours par Jarash la moderne. Après avoir traversé le cardo, les fidèles approchaient l'impressionnante entrée conduisant au temple d'Artémis. Ses colonnes massives et son entrée sculptée (dont les pierres nombreuses jonchent le sol de l’autre côté du cardo) étaient flanquées de boutiques à deux étages. |
14 - L 'esplanade du temple
Le grand escalier, entouré à l'origine de hauts murs, conduit à une terrasse en forme de U, sur laquelle se trouvait un autel en plein air et dont on peut encore voir les fondations. Un deuxième escalier mène à une allée de 22 colonnes corinthiennes, et vers le Temenos. Cet espace sacré de 162 x l2l m, était délimité sur les quatre côtés par des colonnes corinthiennes.
15 - L 'église des Propylées
Juste en face des propylées, cette église byzantine remontant au VI siècle a été construite sur l'espace entouré de colonnes qu'empruntaient les processions. Les colonnes furent utilisées dans la construction de l'église.
16 - La mosquée omeyyade
Sur la droite, derrière quatre colonnes corinthiennes toujours debout, se trouve la seule mosquée omeyyade connue à Jarash. Elle fut érigée au VII ou au VIII siècle, en utilisant les pierres de l'atrium d'une maison romaine qui se trouvait à cet endroit.
17 - Les thermes Ouest
Ces thermes imposants, à droite du cardo, s'étendaient sur un terrain de 50 x 70 m et se trouvent maintenant par terre, après leur destruction par le tremblement de terre de 749. Caractéristiques du style du II siècle, ils formaient un complexe important de chambres chaudes et froides, ainsi que d'autres installations.
18 - Le tétrapyle Nord
Le deuxième tétrapyle, situe' à l'angle où le decumanus croise le cardo, fut construit pendant le remodelage de la ville de Jarash, probablement pour servir d'entrée imposante au théâtre Nord. Plus tard, il fut dédié à Julia Domma, la femme syrienne de l'empereur Septime Sévère. Il possédait vraisemblablement un toit en forme de dôme et des arcades sur ses quatre côtés pour faciliter la circulation des personnes. Il était décoré de motifs sculptés.
19 - La rue à colonnades Nord
Au delà du tétrapyle nord, se trouve une partie du cardo qui ne fut jamais élargie et qui conserve ses simples colonnes ioniques.
20 – La porte Nord
Au bout du cardo, la porte Nord fut construite en 115 après J.-C. Sa forme peu ordinaire trouve sa raison d'être dans l'alignement nécessaire avec le cardo, vers l'intérieur, et avec la route romaine, vers l'extérieur, route qui menait vers le nord à la cité de Pella qui faisait partie de la Décapole. Maintenant, vous pouvez revenir sur vos pas, le long de la me à colonnades Nord, suivre le decumanus Nord et tourner à droite au prochain carrefour.
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21 - Le théâtre Nord Situé près du decumanus nord, le théâtre fut construit en 165 après J .-C. En face se trouve une place entourée de colonnes où un escalier conduit à l'entrée. A l'origine, ce théâtre n'avait que 14 rangées de sièges et était utilisé soit pour des spectacles soit pour les réunions du conseil municipal. Les noms des tribus représentées au conseil sont inscrits en grec sur certains des sièges, ainsi que les noms de plusieurs dieux. En 235 après J.-C., le théâtre fut agrandi et sa capacité portée à 1600 personnes. Deux passages voûtés forment l’accès à l'orchestre et les spectateurs entraient par des passages situés entre les rangées de sièges supérieurs. Le théâtre tomba en désuétude au V siècle, et au cours des siècles suivants, beaucoup de ses pierres furent utilisées pour d'autres constructions. |
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22 - L 'église de l 'évêque Isaïe Construite en 559 après J.-C., cette église byzantine a été utilisée jusqu'au tremblement de terre de 749. Pour se rendre au temple d'Artémis, il est préférable de retourner au cardo et redescendre jusqu'au propylée, ou encore suivre le sentier qui part du théâtre Nord et mène directement au temple. |
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23 - Le temple d 'Artémis Artémis, fille de Zeus et sœur d`Apollon, était la déesse patronne de Gerasa. Bien que petites, les colonnes corinthiennes du temple qui se dressent sur le sommet de la colline, sont impressionnantes. Onze de ses douze colonnes sont toujours debout. La chambre intérieure du temple était à 1'origine revêtue de marbre et contenait certainement une statue de la déesse.
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24 - Les trois églises On a trouvé au moins 15 églises byzantines à Jarash et d'autres y sont encore probablement enterrées. Trois des plus belles sont groupées autour d'une place qu'elles se partagent. Au nord, l'église Saint-Cosme et Saint-Damien (des frères jumeaux qui furent martyrisés au IV siècle) est la plus intéressante car elle possède un très beau pavement de mosaïque datant, d'après une inscription, de 533 après J .-C. On y voit encore les portraits du gardien, un certain Théodore. avec sa femme Georgia, priant les bras ouverts. Au centre l'église Saint-Jean-Baptiste, construite en 531 après J.-C., est directement accolée à la précédente. Au sol, subsistent ça et là quelques restes de mosaïques qui représentaient sans doute les quatre saisons, des plantes, des animaux et les villes d'Alexandrie et de Memphis, en Égypte. L'église Saint-Georges au sud, construite en 531 après J.-C., continua d'être utilisée après le tremblement de terre de 749 et ses mosaïques furent détruites au VIII siècle, lorsque le mouvement chrétien iconoclaste bannit les représentation humaines et animales. Suivez le sentier qui descend la colline vers la place ovale, mais obliquez vers le théâtre Sud. |
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25 - L 'église Saint-Genesius Le sol recouvert de mosaïques de cette église remonte à 611 après J.-C., juste trois ans avant l'invasion Perse. |
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26 - Le théâtre Sud Construit sous le règne de Domitien, entre 90-92 après J.-C., le théâtre peut accueillir plus de 3000 spectateurs. Le premier niveau de la Scène (à l 'origine à deux niveaux) a été reconstruit et peut être utilisé de nos jours. L’acoustique parfaite permet à un interlocuteur, situé au milieu de l'orchestre, d'être entendu par tout l'auditoire sans avoir à élever la voix. Deux passages voûtés mènent à l'orchestre et quatre passages, à l'arrière du théâtre, permettent l'accès aux gradins supérieurs. Certains d'entre eux étaient vraisemblablement réservés et l'on peut encore voir des inscriptions en lettres grecques gravées dans la pierre. Pour ceux qui souhaiteraient grimper plus haut, la dernière rangée de gradins offre une vue magnifique de Jarash |
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27 - Le temple de Zeus Le temple fut édifié en l62 après J.-C., sur l'emplacement d'un sanctuaire qui lui était antérieur. De la place ovale, un escalier conduit à une esplanade sacrée, le temenos (face au temple). A l'origine, un rocher situé sur l'esplanade servait de promontoire, et était intégré dans le sanctuaire (naos), en l00-80 avant J.-C. En 69-70 après J.-C., le sanctuaire fut modifié, ainsi qu'au II siècle, vraisemblablement sous le règne de l'empereur Hadrien. De là, un autre escalier conduit au temple qui, à l'origine, était entouré d'une quinzaine de colonnes corinthiennes. |
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28 - Le musée On ne doit pas manquer le musée archéologique de Jarash qui possède une collection impressionnante d'objets trouvés sur le site, tels que: bijoux en or, verrerie, pièces de monnaie de l'époque mamelouke, et billets de théâtre en terre cuite. Heures d 'ouverture : De 8h30 à 17h00 en hiver De 8h30 à 18h00 en été De l0h00 à l6h00 les jours de fêtes officielles. L'entrée est gratuite. |
RESTAURANTS
The Lebanese House Tel: (02) 6351301
Yahalla Tel: (02) 6351289
Gerasa Tel: (02) 6354360
Jarash Resthouse Tel (02) 6351146
Green Valley Tel: (02) 6352093
GRANDEUR ET DÉCADENCE D’UNE GRANDE CITÉ
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Jarash, située à 48 km au nord d'Amman, est certainement l'une des villes de style architecturale romain les plus grandes et les mieux conservées au monde, en dehors d’Italie. A ce jour, ses rues bordées de colonnes, de thermes, de théâtres, de places et d'arcs de triomphe restent en parfaite condition. A l'intérieur des murs de la cité, les archéologues ont trouvé des ruines de villages remontant à l'ère néolithique, démontrant l'occupation du sol par des êtres humains et cela depuis 6500 ans. Ceci n'est pas surprenant car la zone est parfaitement adaptée à la colonisation humaine. En effet, Jarash est alimentée en eau toute 1'année, son altitude à 500 m au-dessus du niveau de la mer lui confère un climat tempéré et une excellente visibilité sur les environs. |
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| L'histoire de Jarash est un mélange de cultures gréco-romaines et méditerranéennes où viennent s'intégrer les anciennes traditions de l'orient arabe. En effet, le nom de la ville reflète ce mélange. Le nom original donné par les habitants du village était Garshu. Les Romains, plus tard. la rebaptisèrent Gerasa et à la fin du XIX siècle, les habitants Arabes et Circassiens transformèrent Gerasa en Jarash. |
L’ÂGE D’OR
Ce n'est qu'à partir de l'époque d'Alexandre le Grand, au IV siecle avant J.-C., que Jarash a vraiment commencé à se développer et a prendre de l”importance. Mais ce fut pendant la période romaine que la ville connue sous le nom de Gerasa, brilla de tous ses feux. Juste après que Rome prit le contrôle de la Syrie, l'empereur Pompée1 intégra la ville au système de la Décapole, une confédération de 10 villes romaines bénéficiant d'un puissant pacte commercial, politique et culturel. Cette situation profita à Jarash et son commerce devint florissant, notamment avec l'empire nabatéen basé à Pétra.
En 106 après J.-C., l'empereur Trajan annexa le riche royaume nabatéen et fonda la province d'Arabie. Cette situation généra encore plus de richesse, ce qui eut pour conséquence une explosion immobilière. Le granit était importé de la lointaine Égypte et les vieux temples furent reconstruits selon la mode de l'époque. La ville reçue encore un soutien supplémentaire avec la visite de l'empereur Hadrien, en 129 après J.-C. Pour honorer leur hôte de marque, les citoyens érigèrent un arc de triomphe au sud de la ville. La prospérité de Jarash devait atteindre son apogée au début du lll siècle, lorsqu'elle reçut le privilège d'être nommée colonie romaine, Pendant cet âge d'or, la population de Jarash était d'environ 20 000 personnes. La vielle ville, préservée de nos jours, était un centre administratif, civique, commercial et culturel, la majorité des habitants résidant sur la rive est du Wadi Jarash.
1 Note FM ; Pompée était imperator (général romain victorieux), mais pas « empereur »
OUBLIÉE, MAIS PAS DISPARUE
Alors que le III siècle s'écoulait, le transport par bateau prenait la relève des principales routes commerciales. Le déclin guettait Jarash et ses routes commerciales furent de moins en moins fréquentées et devinrent moins prospères.
Au milieu du V siècle, le christianisme était la religion dominante de la région et beaucoup d'églises furent construites à Jarash. Les pierres des temples païens étaient utilisées et on peut en voir de nos jours plusieurs en ruines.
Le coup de grâce devait arriver en 614 après J.-C. avec l'invasion perse et la conquête musulmane de 636, suivies d”une série de tremblements de terre en 749 qui devait sérieusement endommager la ville et hâter davantage son déclin, sa population se réduisant alors à 4000 personnes.
Les Croisés décrivent Jarash comme inhabitée et la ville reste abandonnée jusqu'en 1806, quand Ulrich Jasper Seetzen, grand voyageur allemand, la redécouvre et reconnaît une petite partie de ses ruines, la ville étant enterrée sous le sable, ce qui lui permit d'être bien préservée. Elle devait être plus tard graduellement révélée à travers une série de fouilles commencées en 1925 et qui se poursuivent encore de nos jours.
LE FESTIVAL DE JARASH
Au mois de juillet chaque année les visiteurs de Jarash peuvent profiter d'un événement qui transforme l'ancienne cité en un endroit très vivant et où des manifestations culturelles spectaculaires ont lieu, il s'agit du Festival de Jarash.
Inauguré en 1981 par la Reine Noor, le Festival de Jarash est une célébration culturelle jordanienne et internationale. Des danseurs folkloriques et des troupes venant d'Espagne, du Liban et d'Allemagne se rassemblent pour deux semaines en juillet, afin de rendre hommage à la vie parmi les ruines somptueuses de Jarash.
Le vieux théâtre revit lorsque ses 4000 spectateurs assistent aux balais acrobatiques chinois ou à une comédie satirique arabe. L'acoustique étonnante de ce théâtre romain permet à chaque spectateur d'apprécier comme s'il se trouvait au premier rang, un opéra italien, une pièce de Shakespeare ou les chants des artistes arabes les plus connus de nos jours.
Il faut ajouter à cet assortiment un récital de poésies, de très belles expositions d'artisanat, des tapis bédouins, de la bijouterie, des broderies, du verre et de la céramique, le tout constituant un ensemble tout a fait fascinant.
Lorsque vous déambulez le long des rues bordées de colonnes ne vous étonnez pas si jamais vous apercevez une personne vêtue d°une toge et de sandales, jetant de derrière les ruines au loin un coup d”oeil furtif à la scène, et jouissant du spectacle autant que les gens du XXI siècle!
Le Festival de Jarash est à ne pas rater, si vous visitez la Jordanie en juillet. ll vaut même à lui seul le déplacement. Pour plus d'information, contacter le bureau du Festival au 962 6 5675199.
JARASH
Quoique parfois éclipsée par Petra, la vieille cité de Jarash constitue un site de tout premier ordre pour celui qui visite. la Jordanie et revêt une importance historique particulière.
Elle est aujourd’hui”hui unanimement reconnue comme étant l'une des villes de style architecturale romain les plus grandes et les mieux conservées au monde, en dehors d'Italie.
Visiter l’étonnante cité au départ d’Amman ne prend qu”une journée. La promenade est particulièrement agréable au printemps lorsque la nature est en fleur. La route ne vous prendra qu”une heure en voiture mais vous transportera 2000 ans en arrière.
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