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Le blog de François MUNIER

Les ministres de Vichy (5/). Ceux de droite.

23 Avril 2026 , Rédigé par François MUNIER Publié dans #Histoire, #Guerre 1939-1945

2.3 Droite.

Wikipedia classe comme partis de droite, durant la XVIème législature (1936-1940) :

Groupes

Tendances, Partis

Personnalités

Indépendants républicains

Alliance démocratique

Pierre-Étienne Flandin

Républicains indépendants de d’action sociale & Agraires indépendants

Républicains indépendants et d’action sociale

 

Parti agraire et paysan français

 

Fédération républicaine

Xavier Vallat

Parti social français

Parti social français 1

Jean Ybarnégaray

Outre les parlementaires, d’autres personnalités peuvent êtres classées à droite : journalistes, enseignants, hauts fonctionnaires, etc.

1 Fondé par le colonel de la Rocque.Aussi classé à l’extrême-droite.

Déjà bien réactionnaire avant 1940, il est un des auteurs du second statut des juifs. Co-créateur des « sections spéciales ». Homophobe. Inculpé à la Libération, meurt avant son passage en jugement.

Banquier homme politique de droite. Familier du comte Ciano1 avant 1940. Révoqué à la Libération. Signataire du statut des Juifs.

Inspecteur des Finances. Mis à l’écart en 1936 du fait de son opposition au Front populaire. Partisan actif de la collaboration avec l’Allemagne nazie. Condamné à trois ans de prison en 1947. Fera ensuite carrière dans diverses sociétés.

Gendre de Mussolini.

Yves Bouthillier

Yves Bouthillier

Plusieurs fois ministre ou Président du Conseil avant la guerre. Munichois. Vote les pleins pouvoirs à Pétain. Partisan de la collaboration active avec l’Allemagne. Vice-président du conseil du 14 décembre 1940 au 10 février 1941. A la Libération, frappé d’indignité nationale, puis relevé de cette condamnation.

Son nom est régulièrement cité par les falsificateurs de l’histoire pour expliquer que la collaboration et le vichysme étaient le fait d’hommes de gauche. Effectivement, Pierre Laval a commencé sa vie publique à l’extrême-gauche. Mais il ne reprend plus sa carte à la SFIO après 1922 et rompt définitivement avec la gauche en 1926. Il est ensuite ministre ou Président du conseil à la tête de coalitions de droite. En 1940, il est l’artisan du vote des pleins pouvoirs à Pétain et sera son chef du gouvernement pendant près de trois ans.Devenu le symbole honni de la collaboration, il est condamné à mort puis fusillé le 15 octobre 1945

Avocat, né en Martinique d’une mère « de couleur », il fait une carrière politique avant 1940. Anticommuniste. Brièvement ministre en 1940. Acquitté à la Libération pour faits de Résistance.

Professeur de droit, très réactionnaire, condamne l’antisémitisme avant 1940, ce qui ne l’empêche pas d’appliquer sans états d’âme le statut des Juifs de Vichy. Après la Libération, la Haute cour de Justice l’acquitte pour « faits de résistance. »

Historien et journaliste. Très critique du régime parlementaire avant guerre. Meurt en 1944 au moment où il allait être arrêté par la Gestapo.

Lui, c’est du lourd ! Il se fait remarquer en 1936 en mettant en cause la légitimité de Léon Blum à devenir chef de gouvernement, parce que juif ! Demande ne 1930 la dissolution des obédiences maçonniques. Premier Commissaire général aux questions juives. Remplacé par Darquier « de Pellepoix » à la demande des Allemands car jugé trop mou ! Succède à Philippe Henriot au micro de Radio-Paris en 1944. condamné à 10 ans d’emprisonnement et à l’indignité nationale en 1947.

Député du Parti social Français (La Rocque), il vote les pleins pouvoirs à Pétain. Ministre secrétaire d’État à la famille dans le premier gouvernement Laval. Sa condamnation à l’indignité nationale est suspendue pour faits de résistance.

J’ai classé aussi ici le parti néo-socialiste (Max Bonnafous, Adrien Marquet), faute de mieux. Ils ne sont plus de gauche, mais pas encore à l’extrême-droite.

Proche d’Adrien Marquet, il l’accompagne dans le premier gouvernement Laval, collaborationniste, il obtient après la Libération un non-lieu pour charges insuffisantes.

Exclu de la SFIO en 1933 (avec Marcel Déat), munichois, il vote les pleins pouvoirs à Pétain. Maire de Bordeaux avant la guerre, il réussit à conserver un rôle politique après la Libération, malgré sa collaboration avec l’Allemagne nazie.

Le premier gouvernement Laval

Le premier gouvernement Laval

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