L'église Saint-François de Porto (Portugal)
Personnellement, si j'admire le travail des artistes, je n'aime pas cette profusion de dorures.
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Chapelle sépulcrale de Luís Álvares de Sousa |
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Le Transept |
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Le retable de Notre dame du Secours |
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Le retable de l'Arbre de Jessé |
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Le retable de Notre Dame de la Rose |
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La niche avec la sculpture de Saint François |
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Le retable des Saints Martyrs du Maroc |
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Le retable de Notre Dame de la Solitude |
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Le retable de l’Annonciation de Notre Dame |
D'après la tradition, c'est en 1214 à Bragança que fut fondé le premier monastère franciscain au Portugal par Saint François, lui-même.
Cependant, il n'existe aucune base historique qui puisse le démontrer.
L'arrivée au Portugal des moines Zacarias et Gualter, envoyés par Saint François, en 1216, paraît plus crédible étant donné que, cette année-la et l'année suivante, sous la protection de la Reine D. Urraca, les moines fondèrent les monastères de Coimbra, Lisboa et Guimarães.
A la demande de la Reine D. Sancha, sœur de D. Afonso Il, le moine Zacarias érigea le monastère de Alenquer.
Plus tard, en 1224, les Franciscains se fixèrent à Evora et se dirigèrent ensuite vers Leiria pour y con- struire, en 1232, un autre monastère.
En 1233, ces moines obtinrent du Pape Grégoire IX une décision pontificale de recommandation adressée à l’Évêque de Porto, pour l'avertir de ne pas nuire à la fondation d'un monastère dans cette ville.
Le clergé et les religieux d'autres instituts persécutaient les Franciscains car ils ne les acceptaient pas et leur étaient hostiles. Cette situation se reproduisait partout où les Franciscains s'installaient.
La vie des Franciscains au Portugal était si difficile que le Pape Grégoire IX expédia une Bulle en 1233 où il se plaignait des évêques, abbés, prêtres et du clergé en général de collaborer aux persécutions contre eux.
C'est à Porto que les Franciscains souffrirent le plus. Malgré tout, les disciples de Saint François gag- naient la dévotion et la générosité des fidèles et l'un d'eux donna un terrain appelé “Redondela” - situé dans le versant voisin de Miragaia- pour la construction du monastère.
Cependant, les querelles entre les Franciscains et l’Évêque se poursuivaient jusqu'au jour où les Franciscains acceptèrent de s'en aller de Porto et de construire le monastère à Gaia.
Plus tard, le Pape Innocent IV ordonna la restitution du terrain aux Franciscains d'où ils étaient partis en 1244, à l'aide de la “Bulle Dolentes accepimus
En 1245, les Franciscains observants commencèrent la construction du monastère, de style gothique. Les travaux se poursuivirent jusqu'en 1410.
Quinze ans plus tard, le monastère subit de nouveaux remaniements, les plus importants - d'après ce que l'on croit savoir - dus à l'éventuel patronage du Roi D. João I.
Le choix de ce monastère pour s'y héberger à l'occasion de son mariage avec D. Filipa de Lencastre serait un témoignage de son estime envers les Franciscains.
Il semble néanmoins que le bâtiment initial fut fort modeste parce que l'abside, la rosace et les voûtes réticulées datent de la dernière reconstruction.
Le nord du pays étant très marqué par le style roman, le gothique apparut alors comme une nouveauté, alors qu'au sud il ébauchait déjà ses premiers pas.
Dans son livre, “A Arquitectura Gótica em Portugal", le professeur Tavares Chicó dit que :“Les caractéristiques des monuments des ordres mendiantes, édifiés au XIIIe siècle, donneront lieu à une architecture nationalisée, malgré la relative pauvreté de la sculpture et de l'aspect archaïque de certaines solutions."
Il la compare à l'architecture allemande : “Dans l'église portugaise, qui est beaucoup plus vaste mais plus pauvre en ce qui concerne le matériel employé, les arcs diviseurs sont plus élevés, les fenêtres sont sur les piliers et, respectant l'idéal franciscain, recouvertes de bois.
Le transept est saillant, plus bas que la nef centrale et la chapelle principale plus basse que le tran- sept."
Poursuivant son analyse, le professeur Chicó affirme que : "L'église de Saint François à Porto - plus vaste et verticale que celle de Sainte Marie à Leça et dans laquelle les fenêtres de l'abside sont ornementées de sphères comme celles des églises de Galice, construites par les ordres mendiants - à part le feuillage des chapiteaux du chœur et de la porte latérale, c'est la flore romane qui apparaît. Le revêtement encore archaïque correspond au style roman. Les chapiteaux sont revêtus d'une décoration botanique purement imaginaire mais très en vogue dans le cycle antérieur, avec des animaux à quatre pattes, aux museaux réunis en un profil élégant."
Aux XVe et XVIe siècles, certaines familles nobles de la ville élirent cette église comme panthéon.
De ce fait et parce qu'avec le temps les styles évoluent, le temple subit diverses transformations.
Pendant les deux siècles suivants, l'église fut complètement revêtue de “tala dourada" - décor intérieur en bois sculpté et recouvert de feuilles d'or - qui était l'expression d'une richesse décorative très marquée dans la ville, cachant ainsi la structure initiale. C'est probablement à ce moment que fut que le chœur fut construit.
Après le Siège de Porto, en 1833, un incendie causé par une fusillade absolutiste détruisit l'ancien cloître et une partie de l'église, surtout l'entrée principale de l'église qui fut remplacée.
La rosace, symbole de la Rosa Fortunae, est le seul détail qui subsiste de la façade primitive.
L'intérieur à trois nefs, dont celle du milieu est surélevée et reçoit la lumière par la rosace et les ouvertures superposées aux nefs latérales.
1. Après être entré par la porte principale, on peut voir à gauche, sous le chœur, la chapelle sépulcrale de Luís Alvares de Sousa. L'arc de la chapelle a un blason du XIVe siècle avec une inscription gothique superposée et datant de la conclusion de la chapelle, 1475.
2. Le transept outre le retable de l'autel principal, nous offre, à gauche, ceux de Saint Benoît, Saint Antoine et Saint François et, à droite, ceux de Saint Bonaventure, de la chapelle des Rois Mages et de Notre- Dame des Chandelles.
Par terre, devant l'autel principal, on peut observer sept tombes, six se trouvent dans la première file et une dans la deuxième. Quatre sont blasonnées et deux sont identifiées : une appartient à S. Luís Brandam P.ra de Lacerda et ses héritiers et une autre, dont le blason est méconnaissable, de S. Luís Brandão et ses héritiers. La chapelle principale a appartenu à la famille Sas de Meneses, Comtes de Matosinhos, le fameux Sá das Galés y est enterré.
L'absidiole de droite, chapelle des Rois Mages, a appartenu à la famille Brandao Pereira.
Dans un édicule ouvert par un arc renaissance au style flamand, se trouvent deux tombeaux superposés. Celui au sol a une inscription gothique et le deuxième est de Fernäo Brandäo. Sur le couvercle, on peut lire “D. Servatori“ et dans la surface, une épitaphe latine incertaine.
Fernão Brandão et son frère Diogo Brandão, compteur de la Chambre de Commerce de Porto, étaient poètes et leur poésie se trouve dans le “Cancioneiro Geral de Garcia de Rezende”.
A l'entrée, une autre tombe plus petite de 1501 a une inscription sur le couvercle : “ici gît Joham Brandam, noble de la cour du roi et compteur de cette ville, il est mort en MDI". Le blason arbore les symboles de la famille Pinto et de la famille Brandão.
Des inscriptions des trois tombes ouvertes par terre, une est illisible, sur les autres, on peut lire :“S.D.(e) Diogo Brandam P.ra, chapelain de la princesse D. Jeanne d'Autriche, fille de l'empereur Charles et mère du roi D. Sebastien. 1574” ; “Briatis Pereira, épouse de Johan Brandam et leur fils, Diogo Brandam, reposent ici MDXXV”.
Dans le transept, au fond droit, se trouve la chapelle de la famille Carneiro. La voûte est nervurée et ornée de fleurons. La peinture du retable a été faite pendant le deuxième tiers du XVIe siècle et représente le baptême du Christ et le Père Éternel bénissant l'acte et le donateur. On ignore pour autant l'identité du donateur.
La nef latérale gauche abrite les retables de Notre- Dame du Secours, l'Arbre de Jessé et Notre-Dame de la Rose.
3 Le retable de Notre-Dame du Secours a été dessiné par l'architecte Francisco do Couto e Azevedo et fait par Manuel da Costa Andrade en 1740, les mêmes artistes qui ont réalisé le retable de Notre-Dame de la Rose auparavant.
4. Le rétable de l'Arbre de Jessé est un travail d'adaptation d'une autre œuvre exécutée à la fin du XVIIe siècle. Cet arbre du XVIIIe siècle n’est pas une œuvre originale.
L'Arbre sculpté en bois polychromé est composé de douze rois de Juda, qui, debout, s'appuient sur les branches d'un arbre qui monte du corps allongé de Jessé et termine avec l'image évangélique de Saint Joseph et, dans la niche, une sculpture de Notre- Dame et l'Enfant.
Dans les niches latérales du retable, se trouvent les sculptures de Sainte Anne et Saint Joachim et, plus en bas, les images des quatre franciscains qui ont écrit sur la vie de l'Immaculée.
Ce travail a été fait par Filipe de Sousa e António Gomes, en 1718. La superbe Arbre de Jessé en bois sculpté est l'un des plus beaux du monde.
5. Le retable de Notre-Dame de la Rose a été dessiné par l'architecte Francisco do Couto e Azevedo et fait par Manuel da Costa e Andrade, en 1743. La peinture murale est antibuée à António Florentim, peintre du roi D. João I.
Dans l'église, à droite, s'ouvre une niche où l'on trouve une image très rude, en granit représentant Saint François. La niche arbore l'écusson franciscain.
6. A côté, il ya un sarcophage roman, grossièrement taillé sur le devant. Dans le couvercle, la statue d'un guerrier qui tient une épée dans sa main gauche.
Dans la nef de droite, se trouvent les retables des Saints Martyrs du Maroc, de Notre-Dame de la Solitude et de l’Annonciation de Notre-Dame.
7. Le retable des Saints Martyrs du Maroc a été fait par Manuel Pereira da Costa Noronha, en 1750.
8. Le retable de Notre-Dame de la Solitude a été fait par Francisco Pereira Campanha entre 1764/1765.
Néanmoins, pendant les travaux, les plans et dessins ont souffert quelques transformations suggérées soit par le maître sculpteur soit par le dessinateur.
Ces retables sont une réplique ultérieure des retables de Notre-Dame du Secours et Notre-Dame de la Rose.
9. Le retable de |'Annonciation de Notre-Dame a été fait par le maître Manuel Pereira da Costa Noronha, en 1750.
Église gothique du XVe et XVIe siècle. Son intérieur est revêtu de splendides tailles dorées datant du XVIIe et XVIIIe siècle.
Admirez, dans la nef, le superbe Arbre de .Jessé en bois sculpté polychrome, l'un des plus beaux du monde.
La « Casa do Despacho » se trouve en face de l'église monument, dans ce qu'on appelle « La Cour » et fait angle droit avec l’église du Tiers Ordre. Le plan de cette maison est de Nicolau Nasoni. La porte d`entrée est flanquée par deux fenêtres grillagées.
Au-dessus de la porte, on trouve les armoiries de l'Ordre et de chaque côté deux fenêtres à balcon, avec balustrade en fer, les englobant toutes deux. Cette maison est composée par trois étages. En haut de l'escalier on trouve l'étage noble. Dans cet étage, la Salle de Sessions se détache parmi plusieurs dépendances destinées au service de l'Ordre. Au rez-de-chaussée on trouve une salle avec l'exposition de quelques pièces du trésor artistique de l'Ordre.
Cette maison est finalement composée d'une crypte «catacombes››. C'était le cimetière privé du Tiers Ordre de Saint François entre 1749 et 1866. Les enterrements y ont cessé en 1866, à la suite de La Loi de La Santé, du ministre Costa Cabral, le 26 Novembre 1845.
L'église monument de São Francisco a été successivement enrichie au point d'être considérée aujourd'hui l’un des plus belles et riches exemple de boiserie dorée au Portugal.
Le plus surprenant c'est la richesse baroque des revêtements en boiserie dorée travaillés depuis le 17ième siècle jusqu 'au milieu du 18ième siècle, représentant le travail d'excellence des artistes en bois de Porto.
C'était cette exubérance dorée qui a été à l'origine de la dénomination comme l'église d'or par le Comte de Raczinsky. La boiserie dorée de cette église est si fascinante et belle, que c'est un exemple unique au Portugal et dans le monde. Une des particularités de cette église c'est le contraste singulier entre son ornementation luxuriante et l’austérité de sa structure gothique.
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Eglise Saint-François - Horaires, tarifs et adresse à Porto
Avec l'église des Clercs et la Cathédrale, l'Eglise São Francisco est l'un des édifices religieux les plus importants de Porto.
Église Saint-François de Porto - Wikipédia
L' église Saint-François (en portugais : Igreja de São Francisco) est une église gothique de la ville de Porto, située dans le centre historique. La construction a commencé au siècle dans le...
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Fran%C3%A7ois_de_Porto
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