Le déclin du journalisme scientifique spécialisé, qui s’inscrit dans une crise de la presse plus vaste, fait peser un risque majeur sur la place des sciences dans le débat public. « Dans un contexte de désinformation, de crise climatique et de montée des pseudosciences, affaiblir les rédactions scientifiques crée un vide immédiatement occupé par des fake news », explique Charles Behr, journaliste et président de l’Association des journalistes scientifiques de la presse d’information (AJSPI). Et d’ajouter : « Le journalisme scientifique est un acteur démocratique indispensable. »
Dans la période actuelle, trois cas particuliers illustrent la fragilité de la place de l’information scientifique dans l’espace médiatique : le rachat puis la revente de Sciences et Avenir – La Recherche par LVMH, le projet de privatisation de 60 millions de consommateurs, et le plan de licenciement massif qui ravage le groupe Prisma Media, géant de la presse magazine et propriété de Vincent Bolloré.
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