Laissez-vous conter une voie romane entre Tournus et Cluny (Saône-et-Loire)
L’année scolaire 2015/2016 marque la seconde collaboration entre le Pays d’Art et d'Histoire Entre Cluny et Tournus et l’option Patrimoine du lycée Gabriel Voisin de Tournus. Cette année. il nous a semblé important de nous pencher sur un marqueur identitaire fort de notre territoire : l”art roman. Celui-ci a en effet transformé nos paysages tant géographiques que mentaux aux environs de l’an mil. Raoul Glaber1, le célèbre chroniqueur du Xle siècle n’écrivait-il pas « C'était comme si le monde entier se libérait, rejetant le poids du passé et se revêtant d'un blanc manteau d’églises ».
Fort de ce constat, il nous a paru intéressant de proposer un circuit de découverte entre Cluny et Tournus. Ce circuit, véritable colonne vertébrale culturelle du PAH vous fera découvrir des merveilles architecturales mais aussi des splendeurs paysagères. Cette voie romane peut être sillonnée en tout sens ; elle offre cependant un séjour de trois jours sur ces terres pétries d”histoire.
Bonne visite !
Augustin, Coline, Émeline, Jules, Kairouan, Pauline
1 https://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul_Glaber (note personnelle)
La restauration des parties hautes de Saint-Philibert dans les années 90 a été permise par la réouverture exceptionnelle de la carrière du village voisin, Préty.
Tournus fut au début un camp romain (le castrum que l'on retrouve par son parcellaire dans le quartier de la Madeleine) dont l’implantation le long de la via Agrippa était stratégique entre Mâcon et Chalon. La ville fut ensuite évangélisée par saint Valérien, martyrisé en 177. Sur son tombeau est alors fondé un oratoire, converti par la suite en abbaye. Charles le Chauve, roi de Francie occidentale céda, en 875, Tournus et son abbaye aux moines de Saint-Philibert de Noirmoutier qui fuyaient les raids normands. En plein Moyen Age, Tournus entama un développement intéressant dont le touriste, aujourd’hui, peut découvrir1, en flânant, quelques joyaux.
1 On se reportera, pour une visite complète, au circuit de visite Gerlannus disponible à l’Office de Tourisme,
Gerlanus, dont le visage orne un pilier de la chapelle haute de l’abbatiale, sera votre guide à Tournus.
Elle se situe sur la rive droite de la Saône. Après le grand incendie de 1007-1009 elle fut reconstruite en plusieurs étapes entre les XIe et XIIe siècles. L'intérieur de l’abbatiale surprend par sa hauteur sous voûte, la luminosité de la nef ainsi que par ses piliers élancés. Unique par son système de voûtes transversées (perpendiculaires à l'axe de la nef) elle possède une crypte avec un puits. Cette crypte abritait des mosaïques (XIIe), représentant le zodiaque, ornent le déambulatoire. Des peintures murales subsistent dans l’intrados des arcs. La façade du portail a été remaniée au XIXe siècle.
Les bâtiments abbatiaux réunissent le cloître, la salle capitulaire, le réfectoire et le cellier à l’intérieur des remparts contre lesquels sont construites les maisons des dignitaires de l’abbaye : logis abbatial, trésorier,... Ne manquez pas le musée lapidaire installé dans le chauffoir, levez les yeux vers les statues-colonnes du campanile rose, et les bandes lombardes qui rythment l’architecture.
Le voûtement spécifique de la nef se retrouve aussi dans une autre église de Saône-et-Loire, au Mont-Saint-Vincent.
Construite au XIe siècle puis remaniée aux XIVe et XVe siècles, l’église de la Madeleine est intéressante par ses façades extérieures : le portail, le chevet et le clocher en bâtière1, carré, percé de trois baies.
1 https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2ti%C3%A8re Note personnelle
Le portail de l’église Sainte-Madeleine est décoré de colonnettes avec chapiteaux peuplés de feuillages et d’oiseaux fantastiques.
Élevée au XIIe siècle et dédiée à saint Valérien apôtre du Toumugeois, elle a d’abord été une chapelle de cimetière avant d’être intégrée à un couvent, puis au collège de Tournus. Depuis la Révolution, elle a servi, par exemple, de fabrique de chaises au tournant du XXe siècle et de cinéma de 1913 à la fin des années 1950.
Cette petite église désaffectée, située au nord de la ville, fut une dépendance aux champs de l’abbaye Saint-Philibert. Elle est remarquable par son ancienneté et son état de conservation. Édifice daté de l’an 1000, il permet de voir un appareillage en arêtes de poisson (opus spicatum) typique de cette époque. A l’intérieur. apparaissent quelques vestiges peints d’une Déposition de Croix.
La fin du XIIIe siècle et le début du XIVe siècle ont été des périodes de construction intense à Tournus.
Sans être aussi spectaculaires qu’à Cluny, les maisons médiévales tournusiennes existent. Ouvrez |'œil rue de la République ou rue du passage étroit où un édifice à tourelle et baie romane s’offre à vous. Enfin, ne manquez pas dans la rue de l’Hôpital les façades sur rue de l'Hôtel-Dieu, datées du XIIIe siècle. Les anciens hospices de Tournus, qui offraient gîte, couvert et soins aux pauvres, accueillent maintenant le Musée Greuze1. On peut visiter la partie hospices avec ses trois salles de malades ainsi que la partie musée présentant des peintures, des sculptures et des œuvres contemporaines.
1 https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4tel-Dieu_de_Tournus Note personnelle
Ozenay est un beau village de la Bourgogne médiévale, très pittoresque au commencement de la voie romane. Il se distingue par son château des XVe-XVIIe siècles et son église Saint-Gervais Saint-Protais. Le plan en croix latine de l’église se termine par une abside rectangulaire. Le porche, plus récent (XVIIIe siècle), s'harmonise parfaitement à l'ensemble couvert de laves. L’église est riche en statues, au nombre de neuf. L'autel lui, date du XVIIe siècle et est en marbre polychrome.
Les trois niveaux du château sont desservis par un escalier à vis du milieu du XVIe siècle. On trouve également une chambre avec des boiseries sculptées et peintes représentant des fables de La Fontaine (XVIIIe). Un colombier se dresse, isole dans le pré voisin. Les communs à usage de grange, écuries, cuverie forment un ensemble en T sépare de l'extrémité de l'aile nord par un portail. L'ancienne cuverie conserve un très ancien pressoir à grand point. Ensemble prive, il ne se visite pas.
Le village vaut à lui seul un détour avec ses deux lavoirs, ses maisons et le hameau de Messey où la pierre de Saint-Langui aurait des vertus miraculeuses pour les enfants chétifs ou les maladies oculaires..
Trois châteaux successifs s’imbriquent les uns dans les autres sur cette butte. L’église domine la vallée et au centre s’étend le village...
Brancion fut la plus importante place forte de la Bourgogne du Sud pendant tout le Moyen Age. Construit sur un éperon barré dominant la vallée de la Grosne et sur la route qui permettait la jonction avec la Saône, ce village stratégique fut le témoin des affrontements entre les abbés de Tournus et de Cluny. Les seigneurs de Brancion, les Gros, jouèrent un rôle de pivot entre ces deux abbayes. Brancion offre une belle image du Moyen Age, tant sont nombreux ses bâtiments anciens : la halle, l’église. le château et quelque maisons remarquables. L'architecture médiévale et le panorama du village sur la vallée de la Grosne font de Brancion un site incontournable de la voie romane que l’association La Mémoire Médiévale entretient, restaure avec constance et réussite.
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D'azur à trois fasces ondées d'or....Tel était l’écu des seigneurs de Brancion, dont l’un d'entre eux, Jocerand IV, mourut à la Mansourah1 en 1250 lors des croisades. 1https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Mansourah Note personnelle |
Le château de Brancion ou plutôt les châteaux de Brancion sont différents édifices qui ont fusionné avec le temps. On peut voir différents vestiges architecturaux des Xe-XIe siècles (murs en opus spicatum1), un fort du XIIe siècle, une résidence ducale des XIIIe-XIVe siècles construite par les ducs de Bourgogne quand ceux-ci succédèrent aux seigneurs de Brancion.
L’église romane Saint-Pierre de Brancion (début XIIe siècle, avec voûte déjà brisée) est classée monument historique par son architecture, ses peintures murales gothiques (XIIIe siècle). Elle touchera les amateurs d'art roman par sa situation en promontoire de falaise, l’harmonie de ses proportions et son appareil de pierres régulières et ocres. Elle est caractéristique de l’art roman en Mâconnais : plan simple, nef à cinq travée achevée par un chœur en cul-de-four, transept légèrement saillant se terminant par deux absidioles.
1 https://fr.wikipedia.org/wiki/Opus_spicatum Note personnelle
Les peintures gothiques de Saint-Pierre constituent une étape obligée de la visite. Ici, la résurrection des morts.
A proximité de la voie romane : Église de La Chapelle-sous-Brancion (peintures murales gothiques découvertes seulement en 2001)
Sur la route de Chapaize, remarquez peu après le col de Brancion, le château de Nobles. Inscrit aux monuments historiques, il se compose d'un corps de logis ainsi que de deux tours rondes à ses extrémités. percées de canonnières. Muni de fortifications, le château de Nobles est complété d'une tour carrée. Construction médiévale, Nobles a été très influencé par la Renaissance. Propriété privée, il ne se visite pas.
Peu après, de l'autre côté de la route, se dresse une pierre levée, menhir gravé, au lieu-dit “champ de la Fa" (la fée). D'origine néolithique (4 000 ans environ, 3m80 de hauteur, pesant 5 tonnes), elle a été christianisée. Toute une série de légendes courent à son sujet faisant intervenir soit saint Sébastien, soit un concours de lancer de pierres entre le Christ et le Diable.
L’église de l’Assomption de la Sainte-Vierge à Lancharre mérite un détour Elle appartenait à l’origine à une abbaye qui accueillait des jeunes filles et dames de la noblesse, surnommées les « Dames de Lancharre ». Aujourd’hui. ii n’en subsiste que le chevet composé de deux absidioles et une abside romanes. Cependant, la cour permet de visualiser l’emprise originelle de l’église. Le sol recèle nombreuses pierres tombales. Le village, quant à lui, est typiquement bourguignon et vous pouvez vous arrêter au lavoir; point de départ de plusieurs randonnées.
Le village de Chapaize est remarquable par son art roman typiquement bourguignon. Il s’organise autour d'une église entourée de son cimetière et de nombreuses maisons aux galeries mâconnaises. L'église Saint-Martin, datée du XIe siècle et modifiée au XIIe siècle (reconstruite avec une voûte brisée), comporte une nef centrale, séparée des deux travées latérales par des piliers imposants. Un très haut clocher, de près de 35 mètres de hauteur, surmonte l’église. Cette architecture reste rare et l'une des plus anciennes de Bourgogne.
Le haut clocher de Chapaize présente des bandes lombardes1, qui rappellent celles de la façade de Saint-Philibert de Tournus.
1 https://fr.wikipedia.org/wiki/Bande_lombarde Note personnelle
À l'extérieur, autour du cimetière, remarquez le presbytère du XVIIIe siècle ainsi qu'un lavoir situé dans ce village aux résonances littéraires. En effet, dans Les Étoiles de Compostelle, Henri Vincenot fait de l’église un point de passage sur le chemin initiatique de Saint-Jacques. C’est aussi à Chapaize qu’habita l'abbé Nicolas Genost de Laforest, curé de 1751 à l783 et immortalisé sous le nom de l'abbé Duverger par les nouvelles du marquis de Foudras Pauvre défunt Monsieur le curé de Chapoize et les Hommes des Bois.
À la sortie de Chapaize, en direction de Cormatin, à votre droite sur la butte d'Uxelles, vous apercevrez un autre menhir. Il fait le pendant à la Pierre levée de Nobles. Les deux mégalithes ont donné lieu à une légende dans la culture populaire. Le Diable défia le Christ au lancer de pierre :celui qui la lancerait le plus loin depuis Brancion gagnerait toutes les âmes entre sa pierre et Brancion. Le Christ lança celle de Nobles et le Diable celle d’Uxelles.
Le haut clocher de Chapaize présente des bandes lombardes, qui rappellent celles de la façade de Saint-Philibert de Tournus.
Ensemble aujourd’hui privé, classé Monuments historiques, le château de Cormatin est ouvert au public de mars à novembre.
Bien que le château de Cormatin, un des plus grands de Bourgogne, soit postérieur de quatre siècles à l’art roman. il n'était pas possible de passer devant sa grille sans le signaler. Dans ce petit vallon, un premier château fut édifié vers 1230 par la puissante famille du Blé. Rasée au début du XVIIe siècle. la forteresse médiévale est reconstruite sous sa forme actuelle à partir de 1605. Si l’aspect général extérieur garde les traces du château fortifié : larges douves, tourelles, haut socle à bossages, canonnières et pont-levis..), l’intérieur abrite un bel exemple de décor Louis XIII qui orne les différents cabinets et appartements : 4 pièces ornées, des murs aux plafonds, de somptueux décors peints et sculptés, rare témoignage de l'esprit et de la culture nobiliaire en ce début du XVIIe siècle. À la Belle-Époque, un directeur de l'opéra de Monte-Carlo fut propriétaire du château. Il revisita les styles pour aménager des chambres et salons byzantins, Renaissance, Louis XIV... Cormatin présente en un lieu réduit l'évolution des arts décoratifs sur près de trois siècles.
Avant de quitter Cormatin, ne manquez pas d'admirer dans l'église du village la Piétà du XVe siècle. C’est une huile sur bois de l'école d'Hans Memling, un maître flamand (1433- 1494).
Après Cormatin, la voie romane vous fera découvrir un paysage davantage escarpé et permettra de remonter un temps la Guye. un affluent de la Grosne. Ce sera l’occasion de quelques détours pour profier au mieux de sites très pittoresques à partir de la D14 jusqu’à Salornav puis de la D980 après Salornay.
Chazelle1 L’'église romane (début XIIe) est constituée d'une façade avec appareil roman a contreforts plats (tympan moderne). d’une nef très remaniée et d’une travée de chœur voûtée en coupole, suivie d’une abside à trois baies. La chapelle seigneuriale au sud date du XVe siècle. Attenant à l’église, le logis de l'ancien doyenné clunisien conserve encore des ouvertures rectangulaires du XIIIe siècle.
Ameugny Belles perspectives en montant au village. Point de vue sur Chazelles. Église romane classée des XIe-XIIe siècles. Visite conseillée au soleil couchant quand le soleil illumine l’ocre du calcaire.
Doyenné de Saint-Hippolyte2: (Commune de Bonnay) dont les ruines de l’église (fin XIe siècle) restent impressionnantes notamment par la fortification de son clocher (début XIIIe siècle)
1 Pour plus de détails, voyez Itinérances autour des doyennés clunisiens et du ban sacré. Publication de la Fappah disponible dans les Offices de tourisme du PAH.
2 Pour plus de détails, possibilité de télécharger l’application Clunypédia71
(commune de Bonnay) connu pour son église classée (XIe siècle), château construit à la fin du XIVsiècle et mis au goût du jour au XVII* siècie.
Gros bourg d’environ 900 habitants, la localité présente deux ponts médiévaux remarquables, l'un sur la Guye et l’autre sur la Gande, situés perpendiculairement à la D980 (grande rue de Salornay). avec pour point équidistant l’église.
Le pont Sainte-Catherine sur la Gande, en contrebas de la place présente une croix dans sa partie centrale.
Au passage de Zublé. sur la D980, repérez le Mégalithe (à droite en sortant du hameau, dans une clôture). Descendez au village de Massy situé dans un vallon paisible. Eglise Saint-Deni s,du premier art roman (XIe). Bénitier, autels et chapiteaux du XIe siècle. pierres tombales médiévales et peintures du XVIe siècle. A côté, ancien prieuré clunisien avec une enceinte à tour d’angle circulaire.
Après Massy vous irez jusqu’au château de Lourdon sur la commune de Lournand en quittant la D980 pour le hameau de La Chaume. Ruines du XIe, vaste enceinte flanquée de tours circulaire (Tour du Chêne), semi-circulaire (Tour de Chevagny) et quadrangulaires. Logis reconstruit au XVIe. Vestiges des piliers du jeu de paume et substructures d'une chapelle Saint-Hubert aux armes des Guise. Démantelé en 1652, ce fut le puissant château des abbés de Cluny. Propriété privée, ne se visite pas.
Descendez jusqu’à la vallée de la Grosne où vous retrouverez la D981 en provenance de Cormatin. Tournez à droite direction Cluny.
La visite de Cluny se fera à l'aide de la publication de l’office du tourisme qui vous montrera |'importance de l’abbaye et du bourg monastique au Moyen-Âge en même temps qu'il vous permettra une interprétation du site. Fondée en 910 par le duc d’Aquitaine pour le repos de son âme, l'abbaye de Cluny est directement placée sous l'autorité de Rome. Elle va vite devenir un symbole : celui du renouveau monastique en Occident avec près de |1 400 dépendances dans toute l'Europe, d’autant que les abbés jouent le rôle de médiateur, entre les princes, rois et papes.
L'abbaye A tout seigneur, tout honneur ! Commençons donc par ce chef-d'œuvre roman et rectifions une contre-vérité circulant trop souvent. Non, l'abbaye de Cluny n'a pas été détruite aux lendemains de la Révolution. Elle est encore bien là avec ses très nombreux bâtiments monastiques (palais abbatiaux, porte d'honneur, farinier, tours des fromages, du moulin, écuries Saint-Hugues…) tandis que l’église abbatiale, cette maior ecclesiae qui fut cinq siècles durant la plus grande église de la chrétienté, elle, ne subsiste que par fragments. Mais quelle beauté ! Et quelle puissance ! Le tout analysé dans un film en BD ou suggéré par la réalité augmentée. Ville romane, Cluny est aussi une ville du XXIe siècle !
Musée d'art et d'archéologie. Si le musée est installé dans le Palais Jean de Bourbon. logis seigneurial gothique, il présente cependant de très nombreuses pièces lapidaires romanes.... Voyez notamment la reconstitution à l’échelle d’une partie du grand portail de Cluny III, chef-d’œuvre de l'art roman.
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A Cluny, l’agneau sera votre guide pour la visite ! |
Les maisons romanes de Cluny sont très nombreuses. Elles forment le bourg monastique qui s’est étendu au-delà de l’enclos abbatial. Elles sont construites sur un modèle assez simple : rez-de-chaussée ouvert sur la rue par une ou deux arcades et réservé à l`usage professionnel, étage réservé au logement généralement formé de deux pièces éclairées par des claires-voies qui donnent à la façade clunisienne un caractère unique en France.
Vous ne quitterez pas Cluny sans quelques coups d’œil aux églises paroissiales Saint-Marcel et Notre-Dame. Sachez encore que Cluny vous révélera d’autres splendeurs si vous aimez l'art classique et baroque (Hôtel-Dieu) ou le monde du cheval (haras)
A Donzy-le-Pertuis. l’église Saint-Julien (XIe siècle) intéressera par son clocher et son abside ou l’on retrouvera encore les fameuses bandes lombardes.
Au pied du Mont Saint-Romain, Blanot est d’abord connu pour ses grottes. Mais pas seulement! L’église Saint-Martin. ainsi que le prieuré clunisien, datent du XIe siècle. Classée Monument Historique, l'église présente une abside semi-circulaire surmontée d'un haut-clocher à mâchicoulis.
Au sommet du Mont Saint-Romain, vue imprenable sur les plaines environnantes. En redescendant, faites le détour par la curieuse chapelle de Charcuble construite en une nuit de 194l par le groupe « Vauban » des chantiers de jeunesse. Le site offre une belle vue sur la vallée de la Saône.
A Bissy-la-Mâconnaise, l'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte du XIIe siècle a été fondée par les moines de Cluny dans un style roman tardif A l'intérieur, collection de statuettes d'art populaire datant de la fin du Moyen Âge au XIIIe siècle.
La D161 vous conduira à Martailly-lès-Brancion fermant ainsi la boucle. Sur la route, le château de Cruzille domine le village et la petite vallée. Des tours rondes, un escalier de pierres à volées droites ainsi qu'un portail en plein cintre ont été conservés. Propriété privée, vous pouvez seulement l’admirer
A proximité de la voie romane :
- Uchizy : village construit autour d'un prieuré tournusien du IXe siècle. Église du XIe au clocher élancé à 5 étages de baies et arcatures. Entièrement restaurée.
- Farges : église influencée par Saint-Philibert de Tournus. Décorations romanes sur le portail.
- Le ViIlars : église très originale à deux nefs (une paroissiale, une prieurale). Chapiteaux et peintures romanes.
Conception graphique : LM communiquer
Mise en page et impression.: Imprimerie Schenck
Texte : Élèves de seconde option « patrimoine » 2015-2016 du Lycée Gabriel Voisin de Tournus
Crédits photographiques :
Archives Départementales 71, PAH Entre Cluny et Tournus. La Mémoire Médiévale, Mairie de Tournus, Magali Dumas. Fabien Cler
Remerciements :
Mme Priscilla Dubuis et l'équipe de l'OT du Toumugeois, M.Thomas Chevalier et l'équipe de l'OT de Cluny et du Clunisois
La Mémoire Médiévale et spécialement Lisa Vitali
M. Gérard Perrier, proviseur du lycée G.Voisin 2015-2016
M.Yves Oudelette
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