Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de François MUNIER

Images des juifs polonais. Exposition à Gérone (Catalogne/Espagne) en 2016

16 Mai 2026 , Rédigé par François MUNIER Publié dans #Histoire, #Pologne, #Europe, #Religions, #Judaïsme

Gérone fut à l'époque médiévale, un des foyers du judaïsme ibérique. Il y a maintenant un musée d'histoire des juifs. Les contraintes du voyage organisé ne nous ont pas permis de le visiter, mais nous avons récupéré cette brochure, que je mets en ligne.

J'ai analysé le texte avec un OCR, mais mon correcteur orthographique ne gère pas le catalan, ce qui peut expliquer des erreurs. Les traductions ont été faites avec https://www.deepl.com/fr/translator

Images des juifs polonais. Exposition à Gérone (Catalogne/Espagne) en 2016
Images des juifs polonais. Exposition à Gérone (Catalogne/Espagne) en 2016

I continuo veient les seves cares.

Fotografies dels jueus polonesos

Museu d’Història dels Jueus

Del 27 de gener al 22 de maig de 2016

Una exposició initiativa de Golda Tencer, presidenta de la Fundació Shalom de Varsòvia, presentada a Girona amb la collaboració del Consolat de la República de Polònia a Barcelona i el Museu d’Història dels Jueus.

Et je ne cesse de revoir leurs visages.

Photographies de Juifs polonais

Musée de l'histoire des Juifs

Du 27 janvier au 22 mai 2016

Une exposition initiée par Golda Tencer, présidente de la Fondation Shalom de Varsovie, présentée à Gérone en collaboration avec le Consulat de la République de Pologne à Barcelone et le Musée de l'histoire des Juifs.

 

Images des juifs polonais. Exposition à Gérone (Catalogne/Espagne) en 2016

L’exposició titulada «I continiues veient les seves cares; Fdtografies dels jueus polonesos» és fruit d'una iniciativa de la Fundació Shalom, que el 1994 va adreçar una crida internacional demanant la donació de fotografies de jueus polonesos.

L'exposition intitulée « Et je continue de voir leurs visages ; Photographies de Juifs polonais » est le fruit d'une initiative de la Fondation Shalom, qui avait lancé en 1994 un appel international à la donation de photographies de Juifs polonais.

En aquell moment -al cap des gaírebé cinquanta anys del final de la Segona Guerra Mundial - molts van dubtar de la víabilitat del projecte. Tanmateix, van començar a arribar fotografies, procedents tant dels indrets més cliversos de Polònía com dels racens més allunyats del món. Moltes fotografies les van donar jueus polonesos repartits arreu del món -familiars de les victimes de l'Holocaust, establerts a lsrael, Veneçuela, el Brasil, els Estats Units, ltàlia, l'Argentina o el Canada-, que s'havien endut a casa seva aquells retalls del passat. Algunes d’aquestes fotegrafies havien estat custodiades com a records molt preuats, d'altres es van conservar en racons oblidats, relegades a golfes i soterranis.

À cette époque – près de cinquante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale –, nombreux étaient ceux qui doutaient de la viabilité du projet. Néanmoins, les photographies ont commencé à affluer, provenant des coins les plus reculés de la Pologne ainsi que des quatre coins du monde. De nombreuses photographies ont été données par des Juifs polonais du monde entier – des proches de victimes de l’Holocauste, installés en Israël, au Venezuela, au Brésil, aux États-Unis, en Italie, en Argentine ou au Canada – qui avaient emporté ces fragments du passé avec eux. Certaines de ces photographies avaient été conservées comme des souvenirs précieux, tandis que d’autres étaient restées dans des recoins oubliés, reléguées dans des greniers et des caves.

Aquesta exposició es pet interpretar cum un plany per un món desaparegut, al qual només podem tornar contemplant fotografies antigues. En museus de diversos països del món es conserven fotografies de jueus polonesos famosos : músics, pintors o escriptors. Però mancava la memòria de la gent senzílla, en general ignerada per la Història. Amb aquesta mostra, la Fundacíó Shalom l'ha recuperat. D'aquesta manera, els noms de totes aquelles personas han pogut transcendir i avui formen part ja de la memòria collectiváa d'Europa.

Cette exposition doit être interprétée comme une complainte pour un monde disparu, auquel nous ne pouvons revenir qu’en contemplant de vieilles photographies. Les musées de divers pays à travers le monde conservent des photographies de Juifs polonais célèbres : musiciens, peintres ou écrivains. Mais la mémoire des gens ordinaires, généralement ignorés par l’Histoire, faisait défaut. Avec cette exposition, la Fondation Shalom l’a fait revivre. Ainsi, les noms de toutes ces personnes ont pu transcender le temps et font aujourd’hui déjà partie de la mémoire collective de l’Europe.

«No només són justos els qui han salvat com a mínim una vida. També es mereixen aquest qualíficatiu els qui han contríbuït a preservar la memròria.››

Són precisament aquests els qui han fet realítat aquesta exposició.

« Il n’y a pas que ceux qui ont sauvé au moins une vie qui soient justes. Ceux qui ont contribué à préserver la mémoire méritent eux aussi cette qualification. »

Ce sont précisément ces personnes qui ont permis à cette exposition de voir le jour.

 

Images des juifs polonais. Exposition à Gérone (Catalogne/Espagne) en 2016

Des de fa uns quants segles, la història de Polònia esta enllaçada amb les vicissituds del poble jueu. És força probable que els comerciants jueus haguessin visitat els territoris habitats per polonesos abans de la fundació del seu estat a finals del segle X, travessant les rutes de comerç que els conduïen des de l'Europa occidental, a través de l'actual Ucraïna, fins a Bizanci i els països musulmans. Els seus primers assentaments permanents daten del segle XI: en aquesta data s'estableixen les primeres comunitats jueves a Cracovia i altres ciutats. Polonia va oferir als iueus refugi davant de les persecucions que estaven patint a l'Europa occidental en l'època de les croades medievals dels segles XI-XIII i davant de l’épidèmia de pesta bubònica de mitjan segle xiv, anomenada Pesta Negra. Els reis i els princeps polonesos van protegir els colons jueus, als quals van garantir llibertat de culte i el dret a desenvolupar activitats econòmiques, principalment de tipus comercial i creditici, atesa la debilitat de la burgesia nacional en aquestes qüestions.

Depuis plusieurs siècles, l'histoire de la Pologne est étroitement liée aux vicissitudes du peuple juif. Il est fort probable que des marchands juifs aient visité les territoires habités par les Polonais avant la fondation de leur État à la fin du Xe siècle, en empruntant les routes commerciales qui les menaient de l’Europe occidentale, à travers l’Ukraine actuelle, jusqu’à Byzance et aux pays musulmans. Leurs premières implantations permanentes datent du XIe siècle : c'est à cette époque que les premières communautés juives se sont établies à Cracovie et dans d'autres villes. La Pologne a offert aux Juifs un refuge contre les persécutions qu’ils subissaient en Europe occidentale à l’époque des croisades médiévales des XIe-XIIIe siècles et contre l’épidémie de peste bubonique du milieu du XIVe siècle, connue sous le nom de « peste noire ». Les rois et princes polonais ont protégé les colons juifs, leur garantissant la liberté de culte et le droit d’exercer des activités économiques, principalement commerciales et de prêt, compte tenu de la faiblesse de la bourgeoisie locale dans ces domaines.

 

Images des juifs polonais. Exposition à Gérone (Catalogne/Espagne) en 2016

El tipus d'activitats dutes a terme pels iueus els va dur a establir-se sobretot a les ciutats. Hi van formar nuclis compactes (carrers o barris) i hi van fundar institucions i establiments necessaris per al funcionament de la seva comunitat: sinagogues, escoles, banys rituals, carnisseries caixer, fleques o cementiris. La mateixa comunitat jueva administrava la vida d'aquests nuclis, que, a més de satisfer les necessitats religioses dels seus membres, s'ocupaven també de l’ensenyament, la beneficència i la mediació en tota mena de litigis interns. Al final de l'edat mitjana, Polönia era el pais europeu que més seguretat oferia als jueus, idesprés de la seva expulsió d'Espanya el 1492 -amb el declívi consegüent del nucli de la cultura hebrea a Andalusia-, es va convertir en la principal destinació de la diàspora. A partir del segle XVI, la població iueva a Polönia va augmentar ràpidament, i va donar origen a un centre de vida religiosa i cultural dels ashkenazim -o jueus origi- naris d'Alemanya-, de gran prestlgi arreu d'Europa. Els ashkenazim, a diferencia dels sefardites, procedents d'Espanya, parlaven en la seva vida quotidiana un dialecte de l’alemany anomenat jiddísch i van establir els seus propis ritus i normes religioses.

La nature des activités exercées par les Juifs les a amenés à s'installer principalement dans les villes. Là, ils formaient des noyaux compacts (rues ou quartiers) et fondaient les institutions et les établissements nécessaires au bon fonctionnement de leur communauté : synagogues, écoles, bains rituels, boucheries casher, boulangeries ou cimetières. La communauté juive gérait elle-même la vie de ces noyaux qui, outre la satisfaction des besoins religieux de ses membres, s’occupaient également de l’éducation, de la charité et de la médiation dans toutes sortes de conflits internes. À la fin du Moyen Âge, la Pologne était le pays européen qui offrait la plus grande sécurité aux Juifs, et après leur expulsion d’Espagne en 1492 – avec le déclin consécutif du centre de la culture hébraïque en Andalousie – elle devint la principale destination de la diaspora. À partir du XVIe siècle, la population juive de Pologne a connu une croissance rapide, donnant naissance à un centre de vie religieuse et culturelle pour les Ashkénazes – ou Juifs d’origine allemande – qui jouissait d’un grand prestige dans toute l’Europe. Contrairement aux Séfarades d’Espagne, les Ashkénazes parlaient dans leur vie quotidienne un dialecte allemand appelé yiddish et avaient établi leurs propres rites et lois religieuses.

 

Images des juifs polonais. Exposition à Gérone (Catalogne/Espagne) en 2016

Malgrat que en aquella època van començar a aflorar certes actituds antisemites, els jueus polonesos havien aconseguít consolidar un ampli marc de llibertats i autonomla. S'havien establert les bases per al desenvolupament de la clència jueva, gràcies als estudiosos del Talmud del segle XVI, fundadors de les yeshiva (escoles talmúdiques) de Cracòvia i Lublin. Aquestes institucions, d'un elevat nivell academic, van estendre la seva autoritat a Alemanya, Bohèmía i ltàlia. D'altra banda, la creixent importància de la «diàspora polonesa›› es pot deduir del desenvolupament de les lnstítucions autònomes jueves, iniciat a finals del segle xvi i princípis del Xvii. A més de les comunitats jueves, que exercien el paper de l’admínistracló local, també va sorgir una institució central: l'Assemblea Jueva, que, d'una banda, regulava el funcionament intern de la població jueva a Polònia i, de l’altra, representava aquesta població davant dels òrgans de l'Estat. Es tractava, per tant, d'una instítució única a escala europea.

Bien que certaines attitudes antisémites aient commencé à se manifester à cette époque, les Juifs de Pologne avaient réussi à consolider un vaste cadre de libertés et d’autonomie. Les bases du développement de l'érudition juive avaient été jetées grâce aux érudits talmudiques du XVIe siècle qui fondèrent les yeshivas (écoles talmudiques) de Cracovie et de Lublin. Ces institutions, d'un haut niveau académique, étendirent leur autorité à l'Allemagne, à la Bohême et à l'Italie. D'autre part, l'importance croissante de la « diaspora polonaise » peut être déduite du développement d'institutions juives autonomes, qui a commencé à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle. Outre les communautés juives, qui faisaient office d’administration locale, une institution centrale a également vu le jour : l’Assemblée juive, qui, d’une part, régissait les affaires internes de la population juive en Pologne et, d’autre part, représentait cette population auprès des autorités de l’État. Il s’agissait donc d’une institution unique à l’échelle européenne.

 

Images des juifs polonais. Exposition à Gérone (Catalogne/Espagne) en 2016
Images des juifs polonais. Exposition à Gérone (Catalogne/Espagne) en 2016

L’'existència estable dels jueus polonesos, fidels a la seva rellgió, va ser sacsejada arran dels canvis sobtats que es van començar a produir a la segona meitat del segle xviii. En primer lloc, en aquella època va sorgir entre els jueus un nou moviment religíós de caire místic, el hassidisme, que, amb el pas del temps, va contribuir a l’aïllament progressiu dels jueus de la resta de la societat. En segon lloc, la illustració europea va comportar les idees d'igualtat de drets i eliminació de les barreres socioculturals entre jueus i cristians. Aquestes noves tendències religioses i ideològiques es van desenvolupar en una escena política profundament canviada, després del col-lapse de l'Estat polonès el 1795 i el repartiment dels seus territoris entre les tres potències veïnes: Rússia, Prússia i Àustria. Com que la política envers els jueus era diferent en cada un d'aquests estats ocupants, el resultat de les tendències a la modernització i assimilació, d'una banda, i el desig de conservar el model relígiós tradicional, de l'altra, també va ser diferent en cada un d'ells. Al llarg del segle XX, la població jueva es va anar diversificant internament cada vegada més: un botiguer religiós d'un petit poble sota dominació russa, parlant de jiddisch, cada vegada tenia menys en comú amb un ernpresari jueu de la zona domínada per Prússia, educat i secularitzat, germanoparlant i aspirant a formar part de l'elit.

La vie paisible des Juifs polonais, fidèles à leur religion, fut bouleversée par les changements soudains qui commencèrent à se produire dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Tout d'abord, un nouveau mouvement religieux mystique fit son apparition parmi les Juifs à cette époque, le hassidisme, qui, au fil du temps, contribua à l'isolement progressif des Juifs du reste de la société. D'autre part, les Lumières européennes ont apporté avec elles les idées d'égalité des droits et de suppression des barrières socioculturelles entre Juifs et chrétiens. Ces nouvelles tendances religieuses et idéologiques se sont développées dans un paysage politique profondément bouleversé, à la suite de l’effondrement de l’État polonais en 1795 et du partage de ses territoires entre les trois puissances voisines : la Russie, la Prusse et l’Autriche. Comme la politique à l’égard des Juifs différait dans chacun de ces États occupants, les conséquences des tendances à la modernisation et à l’assimilation, d’une part, et du désir de préserver le modèle religieux traditionnel, d’autre part, variaient également d’un État à l’autre. Tout au long du XXe siècle, la population juive s’est diversifiée de plus en plus en son sein : un commerçant religieux d’un petit village sous domination russe, qui parlait le yiddish, avait de moins en moins de points communs avec un entrepreneur juif de la région sous domination prussienne, qui était instruit et sécularisé, parlait l’allemand et aspirait à rejoindre l’élite.

 

Images des juifs polonais. Exposition à Gérone (Catalogne/Espagne) en 2016

L'ascens de l’antisemitisme a partir del final del segle xix «no sols a les terres poloneses, sinó també a tot Europa- va fer que es qüestionés la idea d'igualtat de drets i les tendències a l’assimilació dels jueus, i es va abandonar la recerca de mesures sociopolítiques que poguessin servir per a aquesta finalitat. En aquella època, centenars de milers de iueus van abandonar Polònia i, en la seva fugida de l’antisemítisme i la superpoblació, van emigrar a la cada vegada més pròspera Amèrica. Part dels jueus van passar a engrossir diferents moviments esquerranistes que veien en l'antisemitisme una manifestació dels conflictes de classe i es mostraven convençuts que les postures antisemites desapareixerien en una societat caracteritzada per una major justicia social. Al seu tom, un grup molt abundant de jueus va respondre a la crida de Teodor Herzl, el qual va postular la creació cl'un estat israelià com a condició necessària per al futur del poble jueu. El moviment sionista va obtenir en els terrítoris polonesos nombrosos partidaris, dels quals els més compromesos van emigrar a Palestína per treballar en la construcció de l’estat d'lsrael, tot i que la majoria simplement pretenien conservar el seu mode de vicla inspirat en l'observança religiosa que havien dut a terme fins llavors.

La montée de l'antisémitisme à partir de la fin du XIXe siècle, « non seulement sur les terres polonaises, mais dans toute l'Europe », a remis en cause l'idée de l'égalité des droits et la tendance à l'assimilation des Juifs, et la mise en œuvre de mesures sociopolitiques visant cet objectif a été abandonnée. À cette époque, des centaines de milliers de Juifs quittèrent la Pologne et, fuyant l’antisémitisme et la surpopulation, émigrèrent vers une Amérique de plus en plus prospère. Certains Juifs rejoignirent divers mouvements de gauche qui considéraient l’antisémitisme comme une manifestation du conflit de classes et étaient convaincus que les attitudes antisémites disparaîtraient dans une société caractérisée par une plus grande justice sociale. En réponse, un grand nombre de Juifs ont répondu à l’appel de Theodor Herzl, qui proposait la création d’un État israélien comme condition nécessaire à l’avenir du peuple juif. Le mouvement sioniste a gagné de nombreux partisans sur les territoires polonais, dont les plus engagés ont émigré en Palestine pour travailler à la construction de l’État d’Israël, bien que la majorité ait simplement eu l’intention de préserver son mode de vie inspiré par la pratique religieuse qu’elle avait suivie jusqu’alors.

 

Images des juifs polonais. Exposition à Gérone (Catalogne/Espagne) en 2016

El 1918, quan Polonía va recuperar la independència després de més de cent anys de submissió, contenia clins de les seves fronteres tres milions de jueus. La majoria d'aquests jueus es van mostrar favorables al nou estat, per tal com van creure que la Polènia del futur seria un país democràtic, on podrien viure lliures de persecucions. Les seves esperances van ser acomplertes tan sols parcialment. En el periode d'entreguerres, els iueus van gaudir d'una llibertat considerable per conrear la seva pròpia cultura i vida política.

En 1918, lorsque la Pologne retrouva son indépendance après plus d’un siècle d’assujettissement, elle comptait trois millions de Juifs sur son territoire. La majorité de ces Juifs étaient favorables au nouvel État, car ils croyaient que la Pologne de l’avenir serait un pays démocratique où ils pourraient vivre à l’abri de toute persécution. Leurs espoirs ne se réalisèrent que partiellement. Pendant l'entre-deux-guerres, les Juifs jouirent d'une grande liberté pour cultiver leur propre culture et mener une vie politique.

 

Images des juifs polonais. Exposition à Gérone (Catalogne/Espagne) en 2016

Aixo no obstant, l'auge de les ideologies de dretes i nacionalistes - que es va produír en nombrosos països europeus, entre els quals Alemanya, Espanya i Polonia- va originar una escalada d'actituds antisemites a la segona meitat dels anys trenta.

Cependant, la montée en puissance des idéologies d'extrême droite et nationalistes – observée dans de nombreux pays européens, notamment en Allemagne, en Espagne et en Pologne – a entraîné une recrudescence des attitudes antisémites dans la seconde moitié des années 1930.

 

Images des juifs polonais. Exposition à Gérone (Catalogne/Espagne) en 2016

La invasió de Polònia per l'Alemanya nazi al setembre del 1939 va suposar l'inici de l'Holocaust. Com a primera mesura, les forces d'ocupació alemanyes van aïllar els jueus de la resta de la societat polonesa, els van recloure en guetos i els van sotmetre al terror dels treballs forçats, per procedir, tot seguit, a la seva aniquilació sistematica en camps d'extermini com Auschwitz, Treblinka, Bećřec, Sobibór i d'altres. L'actitud dels polonesos davant de l'Holocaust va ser desigual: alguns van ajudar els jueus arriscant les seves pròpies vides; d'altres, moguts per la finalitat de lucre o sentiments antisemites, van fer costat als alemanys, mentre que la majoria dels polonesos, perseguits també pels nazis, van romandre indiferents davant de la tràgica mort dels jueus. Durant la Segona Guerra Mundial van morir aproximadament el noranta per cent dels jueus polonesos, i amb ells es va extingir la cultura que havien creat i duien a dins.

L'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie en septembre 1939 a marqué le début de l'Holocauste. Dans un premier temps, les forces d'occupation allemandes isolèrent les Juifs du reste de la société polonaise, les confinèrent dans des ghettos et les soumirent à la terreur du travail forcé, avant de procéder à leur extermination systématique dans des camps d'extermination tels qu'Auschwitz, Treblinka, Bełżec, Sobibór et d'autres. L'attitude des Polonais face à l'Holocauste était mitigée : certains ont aidé les Juifs au péril de leur vie ; d'autres, motivés par l'appât du gain ou des sentiments antisémites, se sont rangés du côté des Allemands, tandis que la majorité des Polonais, eux-mêmes persécutés par les nazis, sont restés indifférents à la mort tragique des Juifs. Pendant la Seconde Guerre mondiale, environ 90 % des Juifs polonais ont péri, et avec eux s'est éteinte la culture qu'ils avaient créée et portée en eux.

L'extermini dels jueus perpetrat pels alemanys en el territori polonès i l'antisemitisme institucional de la Polònia comunista a la postguerra van obligar la majoria dels supervivents jueus a abandonar el pais en successives onades d'emigració entre el 1946 i el 1968. Als pocs que van optar per quedar-se a Polónia no se'ls va permetre manifestar ni desenvolupar la seva identitat jueva fins a la caiguda del comunisme el 1989, en què es va reprendre el diàleg entre polonesos i iueus i la reconstrucció de la vida jueva a la Polònia democràtica.

JOLANTA ŻYNDUL

L'extermination des Juifs perpétrée par les Allemands sur le territoire polonais et l'antisémitisme institutionnel de la Pologne communiste d'après-guerre ont contraint la majorité des survivants juifs à quitter le pays lors de vagues successives d'émigration entre 1946 et 1968. Les rares personnes qui ont choisi de rester en Pologne n’ont pas été autorisées à exprimer ou à développer leur identité juive avant la chute du communisme en 1989, date à laquelle le dialogue entre Polonais et Juifs a repris et où la reconstruction de la vie juive a commencé dans la Pologne démocratique.

JOLANTA ŻYNDUL

 

Images des juifs polonais. Exposition à Gérone (Catalogne/Espagne) en 2016
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article