Les origines du nazisme (Jacques Lorraine)
J'ai découvert cet auteur et son livre sur un étal de bouquiniste. C'est un Français libre de la première heure. Il traite essentiellement de la politique nazie en France de 1940 à 1944, de projets de démembrement de la France et d'annexion de régions entières en plus de l'Alsace-Moselle.
L'auteur est Edmond Huntzbuchler, un Français libre de 1940.
Son analyse est non seulement factuelle, mais commence par les origines idéologiques du nazisme.
Il développe, plusieurs décennies avant Zeev Sternhell, le constat qu'il ne s'agit pas d'un conflit entre les défenseurs d'un modèle de société fondé sur une révélation, une transcendance, et les partisans de la modernité, mais d'un conflit entre deux modernités, qui s'opposent entre elles et aux partisans de l'ordre ancien.
L'esprit volkisch, la notion de Volk (peuple) conçu non pas comme le fruit d'une volonté collective d'hommes libres, mais comme un être en-soi, quasi biologique, a également été analysée par George Mosse.
Texte introductif de Jacques Lorraine (j'ai mis en gras certains passages).
Avant la guerre, nous avions rassemblé la documentation nécessaire pour écrire un livre qui devait s'appeler Les origines de Mein Kampf. Son but était de montrer que la Bible du National-socialisme ne contenait guère d'idées qui fussent nouvelles en Allemagne en 1926 (mis à part l'antibolchévisme), mais constituait, en bien des endroits, un véritable plagiat des vieux auteurs pangermanistes dont Hitler s'était nourri lors de ses lectures d'autodidacte, à Vienne et à Munich.
L'ASCENSION D'UNE IDOLE
« Une doctrine politique nouvelle essentiellement nationale est née en Allemagne depuis que Herder nous a appris que tous les peuples n'ont pas le même droit au bonheur. »
Henri von Treitschke
Le royaume politique de l'Anti-Machiavel- 1887.
Il y a deux cents ans, dans les éthers de la pensée allemande, une idole avait pris forme. De grands esprits, lui reconnaissant aussitôt des attributs divins, se proclamèrent ses apôtres. Ce n'étaient pas de pauvres pêcheurs, mais d'authentiques philosophes. Ils ne portaient pas de simples prénoms : Paul, Jean ou Mathieu, mais des noms retentissants : Herder, Schelling, Schlegel, Fichte, Humboldt.
Comme les temps de la foi étaient révolus et que la science était dans son âge, les nouveaux apôtres ne prêchèrent pas le peuple par la parole, mais écrivirent pour les élites. Ils groupèrent des partisans toujours plus nombreux parmi les gens bien.
Lorsque les néophytes se virent assez forts, ils crurent que leur Ligue pourrait obliger l'Etat à consacrer leur culte. Or, malgré une couronne, de la poudre sèche et une épée affilée, cet Etat, pénétré d'esprit petit bourgeois, ne les suivit que timidement. A demi-paralysé par la prudence naturelle aux gens bien, il s'effondra dans le désastre. Son chef s'enfuit dans un fracas de dieux qui tombaient. La nouvelle idole, à qui l'on n'avait pas fait place dans le sanctuaire, se retrouva intacte à l'écart. Ses adorateurs comprirent aussitôt que leur heure était venue. Ils ne devaient plus entraîner le gouvernement, mais s'en emparer. Il ne fallait plus que l'idole fût adoptée par l'État, mais qu'elle prît sa place. Les adorateurs se lancèrent à l'assaut. Cette première tentative fut noyée dans le sang. Dix-neuf d'entre eux restèrent sur le carreau.
Les autres se remirent à l'œuvre. Instruits par l'expérience, ils ne cherchèrent pas à gagner les élites. Mais pour entraîner les masses, il fallait leur offrir une image visible de la divinité, et rendre la doctrine accessible aux âmes les plus grossières. Un illuminé, au demeurant barbare de langue et d'esprit mal équarri, fut porté à leur adoration. Et comme au XXe siècle les âmes ne sont plus assez simples pour que les montagnes se mettent en marche, et que les imaginations ne sont plus assez fraîches pour que les paraboles parlent, les apôtres inventèrent, pour rendre la doctrine facile à comprendre, une nouvelle méthode que leur Paul, un nommé Joseph, définit en ces termes :
« Nous avons simplifié la pensée des Allemands et nous l'avons ramenée à ses formulations originales primitives. Nous avons présenté dans les termes les plus simples les processus compliqués de la vie politique et économique. Et nous l'avons fait avec l'intention bien réfléchie d'amener les larges couches du peuple à prendre une fois de plus part à la vie politique.
« Nous avons pris les complexes de faits qui n'étaient jadis accessibles qu'à un petit nombre de spécialistes et d'experts; nous les avons portés dans la rue et nous les avons martelés dans le cerveau du petit homme. Toutes les choses ont été présentées d'une façon si simple que même le cerveau le plus primitif pouvait les comprendre (1). »
Alors les masses portèrent au faîte du pouvoir l'idole qui prit la place de l'État. Et tous applaudirent parce que chacun croyait se reconnaître en elle. Et tous chantaient son nom, où chacun retrouvait le sien. Car cette idole, qui avait pris forme quelque deux cents ans plus tôt, elle s'appelait : « Le Peuple allemand », le Volk. Et sur le culte de ce peuple élu par lui-même, l'Allemagne édifia, pour la troisième fois, son Empire.
1Goebbels, Wesen und Gestalt des National-Sozialismus, Berlin, 1935
Le Volk, c'est le peuple, la tribu, le peuple-nation; il comprend tous les hommes du même sang, quels que soient leur nationalité, leurs opinions ou leur habitat. Le Volk est un être en soi. Il a sa vie propre. Il prospère ou décline selon des lois particulières.
Les membres du même Volk peuvent être dispersés dans plusieurs États, selon les vicissitudes de l'Histoire. Ils n'en sont pas moins liés par des caractères biologiques communs, de même que tous les tigres sont des tigres, qu'ils vivent en Sibérie, dans la jungle africaine ou dans la forêt indoue.
Cette conception, c'est Herder (1744-1803) qui l'exposa pour la première fois avec clarté. Il appelle le Volk: « plante de la nature », « force organique vivante ».
« Il y a, écrit-il, une force organique vivante dont je ne connais ni l'origine, ni l'essence; mais qu'elle existe, qu'elle soit une force vivante, et qu'elle crée des unités organiques dans le chaos de la matière homogène, cela je le vois, cela est indiscutable. »
Selon Herder, la vie des hommes s'organise en se conformant aux lois de la nature. Chaque Volk possède ses caractéristiques distinctes et particulières. Ces « caractéristiques nationales marquent profondément les vieux peuples et elles apparaissent d'une manière indiscutable dans toutes les manifestations de ces peuples sur cette terre ».
Il en résulte que « chaque Volk porte en lui-même le type de sa perfection, indépendamment de toute comparaison avec celui des autres ».
Le Volk, ainsi doué de caractères particuliers, possède une âme et cette âme, Herder la décrit comme « la source de toute culture terrestre ».
Inversement, l'individu a sa place déterminée par l'héritage qu'il a reçu du Volk et par ses rapports avec la « communauté du peuple ». Nous trouvons ainsi, à l'aube de la philosophie sur laquelle est fondé le IIIe Reich, les mots mêmes dont il a fait la fortune. L'individu est donc, selon Herder, le produit du Volk, « car aucun de nous n'est parvenu à l'état d'homme tout seul. Toute l'humanité qui se trouve en lui est liée, par la genèse spirituelle de l'éducation, à ses parents, à ses maîtres, à ses amis et à toutes les circonstances qui ont marqué le cours de sa vie, c'est-à-dire à son peuple et à ses ancêtres ».
La même idée du Volk, entité vivante en soi, est développée par Schlegel (1) pour qui, « plus une race sera ancienne, pure et sans mélange, plus elle aura de coutumes nationales, et plus elle aura de coutumes nationales, d'attachement et de fidélité à l'égard de ses coutumes, plus elle sera une nation (Volk) ».
La définition la plus nette du Volk (peuple, nation, race) a été formulée par Fichte (1762-1813) dans son sixième Discours à la nation allemande :
« Quel esprit noble ne souhaite, par ses actes ou par sa pensée, jeter pour sa race une semence de perfectionnement infini et progressif à jamais?
« Or, quel est le garant de cette prétention et de cette foi de l'homme supérieur dans la durée et l'immortalité de son œuvre? Ce ne peut être évidemment qu'un ordre de choses qu'il pourrait reconnaître comme éternel... Or cet ordre de choses existe; c'est... l'âme propre à la collectivité humaine d'où il sortit lui-même, avec ses actes, ses pensées et avec sa foi en leur éternité; c'est le peuple d'où il est issu, et parmi lequel il s'est formé pour devenir ce qu'il est à présent...
« Or voici ce qu'est un peuple au sens supérieur du mot, sens qu'il a si l'on admet l'existence d'un monde de l'esprit : Un peuple, c'est l'ensemble des hommes qui vivent en commun à travers les âges et se perpétuent entre eux sans adultération, physiquement et moralement, selon des lois particulières au développement du divin. »
Soit dit en passant, il en résulte pour Fichte, que « les Français ne possèdent pas de moi qu'ils se soient formé eux-mêmes; ils n'ont qu'un moi historique, né du consentement universel; l'Allemand, au contraire, possède un moi métaphysique ».
Car l'Allemagne est le seul peuple qui a maintenu sa pureté, ainsi que l'explique Hegel (1770-1831) dans sa Philosophie de l'Histoire :
« Les pays qui avaient autrefois fait partie de l'Empire romain eurent pour destinée d'être soumis aux Barbares. Aussitôt se manifesta un grand contraste entre les habitants déjà civilisés de ces pays et leurs vainqueurs, mais ce contraste aboutit à la naissance de nouvelles nations de nature hybride...
«... L'Allemagne proprement dite s'est gardée pure de tout mélange, sauf sur sa frontière méridionale et occidentale où la bande de territoire en bordure du Danube et du Rhin fut soumise aux Romains. La région d'entre l'Elbe et le Rhin est restée absolument indigène. »
Comment déterminer les membres du même Volk? Ce sont-les individus unis par le même sang. C'est Joseph Goerres, professeur d'histoire à l'Université de Munich après les guerres napoléoniennes, qui introduisit cette idée des liens du sang grâce auxquels le Volk constitue un être organique.
« L'erreur la plus fatale pour un peuple, écrit-il, est d'abandonner ses caractères biologiques. »
Plus tard Rosenberg développera cette phrase en six cents pages et ses collègues donneront à cette idée sa forme la plus accessible au public en appelant Rassenschande (crime contre la race) le fait de se marier avec une personne d'un sang autre que celui de la tribu.
1 1772-1829.
Le Volk ayant une vie en soi, l'État idéal est celui qui réunit tous les membres du même Volk. Alors la vie des États devient, elle aussi, organique. Alors, pour citer Schlegel (1), « l'État est un être en soi, ayant sa vie et son existence propre (ein selbststaendig für sich bestehendes Individuum); il a son caractère particulier et gouverne d'après ses propres lois, ses propres usages et ses propres coutumes (2) ».
Dans le même sens, Hegel (3), qui fut pendant de nombreuses années professeur à l'Université de Berlin, et dont l'influence a été si profonde en Allemagne, enseignait que l'État est basé sur le Volk et que « le Volk, en tant qu'État, est l'esprit sous une forme matérielle rationnelle et directement réelle, d'où sa puissance absolue sur la terre ».
Schelling (4), dernier des grands philosophes de l'école romantique, définit la métaphysique « ce qui provoque la création organique des États et ce qui permet à une masse d'êtres humains d'atteindre l'union de coeur et d'esprit, c'est-à-dire de devenir un Volk ».
Ainsi s'élabora en Allemagne, par un long procès de pensée, la notion de l'État biologique, englobant tous les individus de même sang, notion qui s'oppose à celle de l'État politico-juridique, groupant les individus consentant à un même contrat.
1 1772-1829.
2 Philosophische Vorlesungen aus den Jahren, 1804 bis, 1806, t. II, p. 357
3 1770-1831.
4 1773-1850.
Pendant que les penseurs développaient ces idées sur le plan philosophique, les politiques en tiraient des conclusions pratiques et en étudiaient les modalités d'application...
L'État-modèle étant celui qui embrasse tous les individus du même sang, il convenait de rechercher tout d'abord quels sont les hommes de même sang. Une fois trouvés, il ne restait plus qu'à créer un État qui les engloberait tous.
C'est ainsi qu'est né le mouvement pangermaniste dont le nom définissait clairement le but : réunir tous les Allemands, ou plus exactement tous les hommes de sang allemand dans un même État-modèle, pour parler comme Schlegel : l'État pangermanique.
Le devoir de cet État est, non seulement de réunir en son sein tout le sang allemand, mais de veiller à ce qu'il ne s'en perde plus par des métissages, comme cela s'est produit au cours des âges, ainsi que l'expose, en 1906, après tant d'autres, Otto Richard Tannenberg dans son ouvrage : La plus Grande Allemagne.
« De nombreuses et considérables tribus allemandes ont disparu au temps des invasions germaines : les Cimbres, les Teutons, les Vandales, les Alains, les Suèves, les Ostrogoths et les Visigoths, les Lombards et les Francs de l'ouest. Leurs noms, leur langue allemande sont perdus. Ils ont grossi le nombre de nos ennemis et infusé aux peuples romains qui se mouraient un sang nouveau qui leur a permis de jouer pendant encore un millier d'années un rôle dans l'histoire du monde. La noblesse militaire et la noblesse terrienne allemande ont donné aux peuples romans une nouvelle consistance intérieure, mais les violents bouleversements de la fin du XVIIIe siècle et du milieu du XIXe siècle ont fait déchoir cette noblesse de son rôle de dirigeant et l'ont presque réduite à néant... »
Nous aurons maintes fois l'occasion de retrouver dans les journaux nazis, avant et après la défaite de la France, la même idée développée parfois sous une forme presque identique.
Après la guerre de 14-18, les idéologues nationaux-socialistes continuèrent la pensée herdérienne. Le plus fameux, Alfred Rosenberg, dans son obscur Mythe du XXe siècle, illustre longuement l'idée que le Volk décline ou prospère selon qu'il maintient son sang pur ou qu'il l'abâtardit par des croisements.
En même temps, les politiciens poursuivaient les travaux des pangermanistes. La communauté du peuple, les liens du sang, le caractère organique de l'État, son droit de réunir tous les membres du même Volk, la soumission de l'individu à la communauté sans laquelle il ne serait pas ce qu'il est, et à l'État tuteur des hommes du même sang, devinrent des slogans de propagande et le but d'un programme politique.
Publié le 24 février 1920, à Munich, ce programme en vingt-cinq points commence par ces mots :
« I- Nous demandons l'union de tous les Allemands, pour former une grande Allemagne sur la base du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. »
Ce qu'il fallait entendre par « tous les Allemands », les commentaires qui accompagnent le programme le disent avec une parfaite franchise. Rédigés par Gottfried Feder, sur l'ordre d'Hitler, et révisés par lui-même en 1927, ils déclarent :
« Tous les individus de sang germanique, même s'ils vivent actuellement sous la souveraineté danoise, polonaise, tchèque, italienne ou française doivent être unis dans un seul Reich allemand... Bien souvent les meilleurs, les plus capables des Germains s'en allèrent dans le vaste monde pour y apporter la culture. Ils appartiennent à la grande famille raciale germanique qui ne doit pas et ne peut pas être perdue. »
Le jour où Hitler arriva au pouvoir, pour la première fois dans l'histoire du monde, la philosophie herdérienne devint doctrine d'État. Car si un socialiste devenu ministre n'est pas forcément un ministre socialiste, un nazi devenu chancelier fut, on pouvait en être sûr à l'avance, un chancelier nazi.
L'idole du sang, rêvée jadis par des philosophes allemands, gravit ce jour-là les marches du pouvoir où la portaient autant de morts que de vivants. Et du haut de son trône, elle ouvrit la bouche pour affirmer, en termes éclatants, par le truchement de ses adorateurs, à ses soixante-cinq millions de sujets :
« Nous croyons à la valeur éternelle de la race et du sang et nous nous sentons nous-mêmes les protecteurs désignés de ces valeurs dans la germanité à l'étranger.
« Le Führer devait venir pour inculquer à nous tous que l'Allemand ne peut pas choisir et n'a pas le droit de choisir d'être ou de ne pas être Allemand, mais qu'il a été envoyé, en tant qu'Allemand, par Dieu dans le monde et que, en conséquence, Dieu l'a chargé de devoirs allemands auxquels il ne peut pas se soustraire sans commettre une trahison envers la Providence. En conséquence, nous croyons et nous savons que l'Allemand est partout un Allemand, qu'il vive dans le Reich, au Japon, en France ou en Chine, ou n'importe où dans le monde. Ce ne sont pas les pays ou les continents, ce n'est pas le climat ou le milieu, mais le sang ou la race qui détermine le monde des idées de l'Allemand. »
Ainsi parlait Rudolf Hess, au congrès de Nuremberg, le 13 septembre 1936.
« Le Führer devait venir pour nous inculquer l'idée ! Herr Hess ! Vous vous moquiez du monde. » — Pas du tout, réplique le fidèle second. Les prêtres n'ont-ils pas de tout temps offert à l'adoration des foules des idoles visibles, tandis qu'ils conservaient la secrète doctrine dans le sanctuaire ? L'idole nécessaire, à nous de la dorer. »
Car les nazis, eux, ne sont pas dupes; ils savent, eux, qu'ils ont emprunté à d'autres l'idéologie dont ils se réclament, œuvre d'une école qui groupe les noms de grands philosophes allemands. Ils savent qu'ils n'ont pas inventé de méthodes d'application, mais qu'ils ont employé celles qui avaient été préconisées, nous le verrons, par les pangermanistes 'des temps passés.
Et ils savent, eux, que Raymond Murphy, directeur de la section «Europe» au Département d'État des U. S. A., Francis Stevens, Howard Trivers et joseph Roland, ont raison lorsqu'ils disent, dans National-Socialism, publié en 1942, par le Département d'État :
« Les concepts sur lesquels sont basés le mouvement nazi et le Troisième Reich ont des antécédents bien définis dans certains aspects de la pensée politique allemande des xviiie et xixe siècles....
« La contribution des nazis n'a pas été de créer une nouvelle idéologie .politique, mais plutôt' de cristalliser les aspirations politiques de ces doctrinaires, et de- les appliquer par des méthodes sans ménagements et d'où tout scrupule est banni. »
L'adoration du sang n'était pas un culte nouveau, mais les nazis ont donné un sauvage éclat à l'idole parce qu'ils lui ont offert en holocauste des victimes toujours plus nombreuses.
Il y a deux cents ans cette année qu'est né Herder. L'idole à la carrière prestigieuse aura vécu juste deux siècles.
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