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Le blog de François MUNIER

Égypte. Le vieux Caire. Synagogue Ben Ezra.

25 Mai 2026 , Rédigé par François MUNIER Publié dans #Égypte, #Proche et Moyen-Orient, #Religions, #Judaïsme, #Voyages

Elle se trouve au milieu des églises du quartier chrétien du Caire. Selon une tradition, Moïse aurait souvent prié en ce lieu, non loin de l’endroit où une princesse égyptienne l’avait “sauvé des eaux”

Mise ligne initiale le 05/12/2023, complétée le 25/05/2026 du texte d'une brochure

Égypte. Le vieux Caire. Synagogue Ben Ezra.
Égypte. Le vieux Caire. Synagogue Ben Ezra.
Égypte. Le vieux Caire. Synagogue Ben Ezra.

Traduction du Texte en Arabe de Mr El Nabawi Gabr Serag, Ex directeur des Antiquités Juives au conseil des Antiquités Égyptiennes.

Revu et édité par la responsable des Relations Publiques de la Communauté Carmen Weinstein, Licenciée ès lettres, Université du Caire, Maîtrise Lettres, Université Américaine du Caire.

LE TEMPLE DE BEN EZRA AU VIEUX CAIRE (Traduction du texte arabe)

Description historique du lieu

Plusieurs sources historiques situent l'emplacement du temple de Ben Ezra dans la zone du Fustat du vieux Caire. Certains récits affirment que la position du temple est en effet en son emplacement actuel, qualifiant ainsi le site de lieu originaire où le temple de Ben Ezra a été érigé pour la première fois.

Les données attestent que vers le cinquième siècle après Jésus Christ, le temple fut converti en une église copte où l'on y pratiquait la liturgie chrétienne. Les modifications faites à l’époque témoignent de cette conversion. Les coptes cependant continuèrent à pratiquer leurs cultes liturgiques sans pour autant changer la dénomination du temple en église qu'ils continuèrent à désigner comme « Temple de Ben Ezra ››

Au neuvième siècle après Jésus Christ, la communauté israélite remboursa la somme de 20.000 Dinars représentant une dette copte de versements cumulés en échange du rachat de la totalité du temple. Le montant de la dette a été remis au Sultan Ibn Toloun suite à quoi le temple de Ben Ezra devint la propriété de la communauté judaïque jusqu'à nos jours.

Description religieuse

Les juifs attribuent au temple de Ben Ezra une estime spirituelle spéciale pour ce monument religieux. Le lieu est vénéré pour avoir été marqué par les pas du prophète Moïse (paix et prières), Il venait souvent en ce lieu s’y prosterner et implorer Dieu de l’aider, L'indice de référence a été retrouve dans le temple sur une tablette en marbre incise d’inscriptions relatant l'évènement. Pour les coptes et tous les chrétiens d’Égypte, ce lieu détient un rapport mémorable ayant par le passé accueilli leurs rites et prières, ainsi que pour les musulmans pour avoir été reconstruit en pur style islamique durant l'ère des Califats. On n'a jamais remarqué un temple qui ait subit, au cours de son histoire, autant de transformations comparables à celles du temple de Ben Ezra. Preuve authentique que ce temple représentera pour toujours et à jamais un symbole historique de l'unité religieuse pratiquée en terre d’Égypte.

Par tout ce qui a été cité précédemment, il est évident que l'intérêt du site énonce son importance. Ainsi de sources sures, il n'y a aucun doute qu'à une certaine époque ce site se trouvait sur les berges du Nil, et a cause de cela, on dit aussi que c'est le lieu où Moïse, nouveau-né, fut sauvé dans son panier d'osier par la fille de Pharaon. L'intérêt du site croît du fait qu'il abrite le plus vieux temple juif sur terre. Ce temple est donc considéré comme un lieu occulte et bénit pour avoir par le passé souvent accueilli les prières de Moise (sur lui la paix). Il sera par la suite un centre autour duquel s'érigeront tout autour les plus vieilles églises coptes ainsi que les premières mosquées Islamiques.

Au-delà de sa portée religieuse, le temple devient le théâtre d'une découverte majeure sans précédent dans les annales de l'histoire de l’Égypte, connue sous le nom de “la Gueniza": constituée par une archive ancestrale d'une richesse considérable de vieux livres, manuscrits et fragments retrouvés à l'étage supérieur du temple dans une chambre secrète en 1896. En outre l'on cite la découverte en ce temple d'un ancien manuscrit du “Sefer Torah" écrit des mains du scribe «Ezra» un demi- siècle après JC. Il a été par la suite transporté hors d’Égypte. L'épisode est narré dans le livre des « Voyages » du Rabbin “Haïm Joseph David Azulai” (1727-1806). Cette fameuse Torah est 4 également citée dans le livre des “Plans” (Al Khettat) par le célèbre historien égyptien “Al Makrizi" (1346 -1442)

L'entière “Gueniza" sera d'ailleurs expédiée vers plusieurs universités mondialement célèbres, dont la plus illustre est celle de Cambridge où des études méticuleuses y sont encore effectuées jusqu'à ce jour.

Au fond du temple, de part et d'autre de l'autel, on distingue deux chambres ayant par le passé accueilli les membres affligés de la communauté israélite qui venaient s'y recueillir pour une courte durée à des buts prémonitoires.

Dans ce lieu de dévotion et de prière qu'est le temple de Ben Ezra, l'on continue jusqu'à nos jours, à célébrer les évènements religieux et à respecter le calendrier des fêtes liturgiques. Les pèlerins juifs accourent de par le monde afin de visiter ce temple millénaire classé parmi les plus importants édifices historiques par le haut siège des antiquités égyptiennes. Il représente la première boucle de l'histoire du judaïsme en Égypte. Un intérêt particulier s'est exprimé par des opérations d'entretien et de restauration afin de préserver la valeur spécifique de ce célèbre indice monumental qu'est le temple de Ben Ezra, nommé aussi temple de Moïse ou temple de la “Gueniza". L'on dit qu'il est ainsi situé au cœur de la conjonction des religions monothéistes. C'est donc l'axe autour duquel se dresseront divers monuments coptes, islamiques et israélites.

Certaines sources historiques attestent l'existence d'autres temples encore plus anciens que le temple de Ben Ezra. Elles évoquent en premier lieu, le vieux temple des Îles Éléphantines à Assouan détruit par les Perses. Ensuite le temple de « Damwa » qui se trouvait à Guizeh sur la rive Ouest du Nil, face à la cité du “Fustat", où Moïse (salut et paix) est né et y vécut depuis son retour de la terre de « Median ». Au temple de Damwa se trouvait ainsi un rocher où Moïse se rendait pour implorer Dieu. Les sources certifient que dans un lieu nommé “Chidiaa", une banlieue d'Alexandrie, existait un autre temple construit au troisième siècle avant JC. C'est le temple de Ben Ezra qui subsistera jusqu'à nos jours, par volonté divine, pour devenir ce lieu spirituel éminent, cher à tous les juifs du monde. Toutefois les sources rappellent que la communauté hébraïque d’Égypte cohabitait dans la cité du Fustat autour du temple, avec les Juifs syriaques émigrés, de Jérusalem, de Syrie et de Babylone, en période de déportation.

Quand le célèbre savant juif “Moussa ben Maimoun" (1135 -1204) arrive en Égypte, il s'établit lui aussi au Fustat. Il se déplaçait souvent entre Fustat et la “ruelle des juifs” nommée “Haret El Yahoud” située dans le quartier du «Mousky » au Caire. Pratiquant le métier de médecin pour le compte du Palais de l’époque, il enseignait aussi les préceptes de la religion juive, les sciences légales hébraïques, et rédigeait ses écrits en arabe et en hébreu. Un temple lui a été ensuite dédié dans “Haret El Yahud" vers la fin du 19e siècle, et l'on cite qu'à sa mort son corps a été inhumé dans sa Yechiva, mais plus tard ses restes ont été transportés à “Tabareya” (Tibériade) en Galilée.

Néanmoins, le temple de Ben Ezra demeure encore aujourd'hui le plus grand centre religieux judaïque du Fustat. Derrière le temple s'élevait un tribunal appartenant à la secte des “Rabbinistes”. La cour du temple était le lieu de rencontres sociales des juifs d’Égypte qui s'y rendaient pour célébrer les évènements et les fêtes religieuses.

L’Égypte était considérée alors le plus grand centre migratoire, notamment pour les juifs. A l’époque elle jouissait d'une célébrité des plus luxuriantes parmi tous les Pays de la région. Elle a toujours été célèbre pour son hospitalité et reconnue ainsi comme « Terre de tolérance religieuse ».

Il est utile de citer l'argument du fameux architecte et chercheur “David Cassuto" sur la dénomination du temple de Ben Ezra. Selon lui, le nom revient à « Ezra le scribe » et non pas à “Abraham Ben Ezra". Cette similitude, d'après lui est la raison pour laquelle le temple fut nommé Ben Ezra au lieu de Ezra tout court.

Au Fustat; autour du temple, vivaient côte à côte les sectes “Rabbiniques" et “Karaïtes". Elles maintenaient entre elles et à l'intérieur de la société égyptienne, des sentiments de paix et de sécurité en harmonie avec les musulmans et les chrétiens. Chaque secte possédait son propre temple. Vers la moitié du douzième siècle, l'on comptait à peu près 7 000 juifs. En cette période les juifs vivaient à l'Est de la “Forteresse de Babylone". Il y avait même un marché nommé “Souk des juifs" qui rassemblait toutes leurs activités commerciales. Le temple de Ben Ezra est donc la raison principale de l' assemblage de ces communautés jusqu'au jour où furent construits les quartiers résidentiels du Caire comme “Abbassieh" et “Héliopolis" dans lesquels une partie des membres ira s'établir.

Les différentes étapes de l’évolution architecturale du temple :

Depuis le 16e siècle, le temple de Ben Ezra subit certains travaux d'entretien et de restauration architecturale. En 1889 une fraction du temple prit feu, on détruisit une grande partie de l'édifice pour le reconstruire ensuite tout en préservant son vieux style Basilical manifesté par des colonnes en marbre supportant un toit éminent, partageant ainsi la salle en trois nefs. Les deux nefs latérales sont .surmontées de tribunes surélevées pour les femmes (Shokhchekha) côtoyées de fenêtres d'aération et d’illumination. La dernière restauration totale fut entreprise en 1982 par le Centre Canadien d'Architecture sous l'égide du Dr. Phyllis Lambert, en coordination avec le haut siège des Antiquités Égyptiennes. C'est alors que furent effectués des travaux d'architecture, restauration complète, ornementation détaillée du temple, ainsi que du mobilier et des objets divers. Cette dernière restauration se poursuivit environ une dizaine d'années,se terminant en 1993 .

Description intérieure du temple :

L'enceinte du temple est en pierre de forme rectangulaire de 140 mètres de long. Sa largeur varie entre 20 et 35 mètres avec une superficie totale de 3500 m². Autour du site se tiennent des églises - et cimetières coptes situés à l'intérieur d'un vieux fort romain désigné « Forteresse de Babylone ». Le temple est constitué de deux niveaux. Le bas destiné aux hommes, et l’étage supérieur aux femmes. Les mesures du temple sont de 21.5 m de long, 12.5 m de large et 8.5 m de haut. Derrière le temple, au Sud l'on distingue un puits d'eau nommé “Mikvah” servant de purification corporelle. Douze colonnes en marbre prisé portant des chapiteaux à ornements variés supportent le toit. Douze autres colonnes en ciment; recouvertes d'enduit marbré (ou veiné pour ressembler à du marbre) sont alignées en double rangée. Elles divisent le bas de la grande salle en trois partitions. Sur les parois nord et sud, l'on perçoit trois niches encastrées dans le mur qui constituaient, un temps, la bibliothèque du temple. Sur ces niches on peut lire en arabe les noms des donateurs d'ouvrages ayant servi à composer la bibliothèque.

De l'entré principale du temple situé au sud-ouest, l'on perçoit l'autel au centre de la paroi est, légèrement surélevé; par rapport au plan terrain de la grande salle, de quelques marches en marbre. L'autel en bois incrusté de nacre et d'ivoire est orné de décors géométriques islamiques à la tête duquel l'on distingue ce qui ressemblerait à une « Kebla » dorée, propre aux mosquées islamiques (la « Kebla » est une niche ornementale qui dans les mosquées indique la direction de la Mecque vers laquelle les musulmans se dirigent pour prier). Elle est surmontée d'une arcade blanche et noire. L'autel servant à contenir le Sefer Torah, porte sur ses parois des écritures islamiques ainsi que le Décalogue en hébreu et le nom d’Allah en arabe. Sur l'autel est inscrite une date « 1902 » quand l'autel fut restauré ou installé. De part et d'autre de l'autel se trouvent deux petites chambres qui servaient de confessionnal quand le temple était une église copte. Ces deux chambres furent plus tard reconverties en chambres pour les visiteurs malades, ou en quête des bénédictions de Ben Ezra. Face à l'autel on discerne des ornements dorés de style islamique. Les battants de l'autel présentent des symboles religieux hébraïques. Des lampadaires suspendus au toit, dont l'un, à droite de l'autel porte le nom des quatre Califes Rashidites en arabe. Un autre en cuivre de forme conique désigne le nom du Sultan mameluk Kalaoun. .

Une estrade en marbre; servant aussi de dissertatoir liturgique est centrée au milieu de la grande salle rectangulaire. On y accède par quelques gradins. Tout autour, des sièges sont longés sur les parois nord et sud. Les quatre cotés de l'estrade comportent des planches rectangulaires en marbre incisé d’inscriptions en hébreu indiquant que le prophète Moïse (paix sur lui) venait adorer Dieu en ce lieux, Le priant et Le suppliant de sauver les enfants d'Israël. 0n peut lire aussi sur ces planches en marbre le nom de quelques donateurs.

Au plan supérieur, la tribune des femmes est entourée d'une balustrade à part le flanc oriental qui surmonte l'autel. De cette tribune on peut voir le bas de la salle. On y accède par des escaliers en bois sur la paroi sud à l'extérieur du temple. Au bout de la tribune on discerne la fenêtre de la chambre de la « Gueniza » une des causes de la célébrité fondamentale du temple. C'est une chambre fermée des quatre côtés et ouverte par le haut dans laquelle furent déposés; pour une durée illimitée, tous les manuscrits, livres et documents d'archivage de toute l'histoire de la communauté, jusqu'au jour où ils furent découverts et transportés en 1896 à l'université de Cambridge pour faire l'objet de recherches historiques. Cette importante découverte représente la principale source officielle de l'histoire médiévale hébraïque et égyptienne dans toute la région.

Œuvres de restauration architecturale et de finissage:

Au cours de l'histoire, le temple a subi pour bien plus d'une fois diverses étapes de restauration architecturale. Certaines restaurations furent complètes, d'autres partielles effectuées sur quelques sections. Cependant l'on note que l'édifice 'a toujours conservé son esthétique et son style architectural antique.

Quelques retouches minutieuses de remise en état impliquèrent l'équipement et l'ameublement principal soit pour relever l'attrait ou pour remédier à l'altération du temps.

Une transformation importante a été accomplie au cours des années 80 par Ben Ezra Benamon; lorsqu'un soir, il garnit le temple de rideaux, calices en argents ainsi que plusieurs objets liturgiques divers.

Durant les années 90 le temple fut classé dans la liste des monuments antiques. En 1984 il est soumis aux législations protectrice des monuments. Sa restauration se réalise conformément aux procédures techniques appliquées aux vestiges du pays sous la surveillance du haut siège des antiquités égyptiennes en collaboration avec la mission canadienne. La communauté israélite du Caire transmit alors toutes les données disponibles ainsi que certaines images antiques relatives au Temple.

En 1981, au terme de longues recherches et études appropriées, l'on commence la restauration. Cette étape complète les travaux de traitement des fondations, des murs et parois, des toitures et des remparts périphériques externes du temple, le renouvellement du réseau électrique et hydraulique de la zone ainsi que les édifices annexes au temple. L'étape de restauration architecturale s'achève en 1993.

Étape de restaurations de précision;

Cette étape comprend la restauration des éléments décoratifs internes au temple représentant les parois et la toiture, le traitement des éléments en bois incrustés de nacre et d'ivoire ainsi que les pièces en marbre, portes, fenêtres, vitraux et sièges. Elle est accomplie par un groupe d'artistes qualifiés provenant du haut siège des antiquités.

Étape restauratrice des objets prisés

Tout aussi importante est la restauration des coffres en bois qui servaient à préserver les Sefer Torah, dont certains sont recouverts d'ornements en argent et velours, d'autres incrustés de nacre et d'ivoire. Vient ensuite la restauration, préservation et reliure des livres et ouvrages liturgiques anciens; puis vint le tour des rideaux et nappes ainsi que différentes pièces de tissus; et finalement les chandeliers et lampadaires précieux en argent, cuivre ou bronze. L'étape s'achève en 1995.

Après la restauration architecturale et celle des éléments décoratifs et des objets prisés, il fallait soigner l'aspect de l'espace environnant. On plante alors quelques arbres tout autour de la zone proche du temple. L'on crée à l'intérieur des passages et sentiers agréables pour les visiteurs de manière à valoriser ainsi l'image relative å l'importance religieuse et antique du site.

Quand le tout s'achève en 1997, le temple parvient au comble de l'estime relative à son rang. C'est alors que la Communauté Juive du Caire (sous la tutelle de Mme Esther Weinstein, présidente et Mme Carmen Weinstein, vice-présidente et directrice des relations publiques ainsi que tous ceux qui participèrent au projet) couronne le temple d'une bibliothèque composée de 3000 ouvrages relatifs à l'héritage judaïque, grand nombre en hébreux et une partie en d'autres langues. Cette entreprise représente le plus grand projet jamais accompli par la communauté Juive entre la fin du 20e siècle et le début du 21e siècle. Il fut chaleureusement célébré par toutes les délégations mondiales venues pour assister à l’inauguration de la bibliothèque sous l’égide du président Hosni Moubarak.

Après cet aperçu historique, religieux et architectural, nul ne peut contester le bien fondé du fait que ce temple personnifie une pierre maîtresse du patrimoine national égyptien. C'est donc un témoignage authentique prouvant que notre terre d’Égypte a été et continue d'être une terre d'unité et de libre croyance religieuse.

Pour toute information s'adresser à ia Communauté Juive du Caire: 13, Rue Sebil EI Khazindar , Midan El Gueish, Abbassia, Le Caire, Égypte

Tel. 482 4613

Fax. 736 9539

E-mail: bassatine@yahoo.com

Le Site de la Communauté dès 1995: “Bassatine News"

www.geocities.com/RainForest/Vines/5855

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