Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de François MUNIER

Tunisie. Kaïs Saïed, une espérance à nouveau déçue (Thierry Brésillon / Orient XXI)

24 Juillet 2026 , Rédigé par François MUNIER Publié dans #Questions internationales, #Tunisie, #Afrique du Nord, #Afrique

Mausolée de Habib Bourguiba à Monastir (photo personnelle 2003)

Mausolée de Habib Bourguiba à Monastir (photo personnelle 2003)

Cinq ans après le coup de force de Kaïs Saïed, une ambiance de fin de règne plane à nouveau sur la Tunisie. Le 25 juillet 2021, il s’emparait des pleins pouvoirs dans une atmosphère de liesse et de soulagement. Il promettait de remettre la Tunisie sur la voie de la révolution et de concilier démocratie et justice sociale grâce à une nouvelle architecture institutionnelle et d’en finir avec la corruption endémique au sein de l’État. Mais son projet politique n’a produit que la tyrannie et l’impuissance.

Au lendemain de son coup d’État du 25 juillet 2021, la question se posait de savoir si Kaïs Saïed aurait les moyens conceptuels et politiques d’être le « sauveur » de la Tunisie qu’il prétendait être, ou s’il deviendrait un tyran. Cinq ans plus tard, la réponse ne fait aucun doute. La vie politique tunisienne est devenue une interminable chronique judiciaire, où la Justice, mise au pas, enchaîne les procès pour envoyer opposants, journalistes et militants associatifs en prison. Les espaces de liberté d’expression, d’initiatives sociales et culturelles ont disparu. Le quotidien des Tunisiens est rythmé par l’inflation, les pénuries et les restrictions d’importation. En cette période de canicule, les coupures d’eau et d’électricité, accompagnées d’incendies catastrophiques mettent en lumière les défaillances de l’État. Des patients meurent dans les hôpitaux en raison des coupures d’oxygène.

Avec un taux d’investissement de 10,4 % du PIB, (malgré une reprise de l’investissement étranger), la Tunisie est en bas du classement mondial. Le taux de dette publique (hors dette des entreprises d’État) reste supérieur à 80 %.

Il a suffi de quelques jours de doute sur l’état de santé du président, le week-end du 18 juillet, pour qu’un coup d’État apparaisse comme imminent. Cinq ans plus tard, les Tunisiens sont en proie au même sentiment de colère et d’effroi qui avait précédé le coup du 25 juillet 2021, au cœur d’une vague meurtrière de Covid.

Une démocratie « effondrable »

L’annonce par Kaïs Saïed de l’entrée en vigueur de l’article 80 de la Constitution qui lui permettait de prendre des « mesures exceptionnelles » en cas de « danger imminent"

Article complet :

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article