Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de François MUNIER

Spa (Belgique) 2003. Notes historiques

7 Mai 2026 , Rédigé par François MUNIER Publié dans #Belgique, #Europe

Brochure en NB éditée par l'Office du tourisme de la ville de Spa.

Coordonnées actuelles :

Rue du Marché, 1A

  • 4900 Spa
  • +32 87 79 53 53
  • info@visitspa.be

La résolution des photos reproduites étant mauvaise, j'ai ajouté des cartes postales anciennes ou modernes.

Vue généraleVue générale

Vue générale

SPA

isolé aux confins du massif ardennais. a l'écart des grands axes routiers et navigables. Spa ne semblait pas devoir connaître un destin particulier. Sa réputation a pourtant dépassé largement le cadre de nos frontières, à tel point que dans la langue anglaise, une station thermale se traduit encore par « a Spa ». Des conditions géologiques spécifiques sont à l'origine de cette étonnante renommée. L'Eau qui filtre à travers les massifs rocheux avoisinants se charge en éléments qui lui donnent ses propriétés si recherchées. Mais c'est oublier la sérénité et la quiétude qu’inspire un cadre enchanteur. On ne peut s’empêcher de penser que l’on y vient. comme autrefois. pour se sentir temporairement a l'abri des bouleversements du monde.

Spa doit sa renommée à ses sources d'eau minérale. Leurs vertus curatives étaient déjà hautement appréciées par les Romains. mais il faut attendre le 16eme siècle pour voir se développer véritablement le commerce et la réputation des eaux.

Les curistes affluent alors de plus en plus nombreux des quatre coins de l'Europe afin d'éprouver les bienfaits du remède. La Ville devient alors le Café de l’Europe.

Elle doit cette appellation à l'empereur Joseph II qui visita la ville en 1781. Elle témoigne à merveille de l'attrait exceptionnel qu'exerçait la cité des eaux à celle époque. La plupart des grands noms du 18° siècle s’y sont côtoyés. têtes couronnées et personnages illustres, qu’ils appartiennent à la noblesse. au clergé ou a la bourgeoisie aisée. Dès leur arrivée. ils se faisaient inscrire sur la 'Liste des Seigneurs et Dames' qui comportait chaque année de 600 à 1.200 curistes accompagnés de leur suite. Ces chiffres représentent pour l’époque un afflux considérable. Mais le voyage à Spa n'a plus pour seule raison le traitement thérapeutique. La concentration impressionnante de personnages influents offre des opportunités de tractations diplomatiques.

Celles-ci bénéficient de la neutralité politique dont jouissait alors le territoire de la principauté de Liège.

En 1764 a lieu l’inauguration de la Redoute (par analogie avec le mot italien 'ridotto'. café où l'on joue) suivi, en 1770, par l’ouverture du Waux-Hall qui sont, en fait, les premiers véritables casinos.

Spa n’échappera pas aux bouleversements et aux rigueurs de la période révolutionnaire.

Les curistes fréquentent de moins en moins la ville d'eau. Comble de malheur, en août 1807 un incendie ravage le cœur de la cité. Plus de 300 habitations, faites pour la plupart de bois et d’argile. disparaissent irrémédiablement. Spa ne retrouvera plus le rayonnement international du 18eme siècle.

A la fin du 19eme et au début du 20eme siècle. la Villa connaît un important développement urbanistique avec la construction des Thermes en 1862. la Galerie Léopold II et les Pavillons en 1878. le Pouhon Pierre -le-Grand en 1880, la Villa Marie-Henriette en 1885. le Lac de Warfaaz en 1892. et l’Église St. Remacle en 1896.

La Ville modernise l’Établissement Thermal en 1905 et construit une nouvelle Salle des Fêtes. le Kursaal en 1908.

La Grande Guerre supprime toute activité touristique. transformant Spa en in vaste lazaret de l'armée allemande. En février 1917 un incendie ravagea le Casino. qui servait d’hôpital, détruisant le Théâtre et d’autres salles, qui dataient du XVIIIe siècle. .

L'épisode le plus célèbre de la guerre est évidemment l’installation en mars 1918 de Guillaume Il et de son Grand Quartier Général, qui se termina par la capitulation du Kaiser et son départ vers les Pays-Bas le 10 novembre 1918. Suite directe de ces événements tragiques. la conférence diplomatique de la Paix. qui se tiendra au Château de la Fraineuse en juillet 1920. servira également à relancer Spa .

L'un des événements les plus importants de l’entre-deux-guerres fut certainement la création, en avril 1921 de la Société Spa Monopole par le Chevalier de Thier. Le commerce des eaux, qui avait été florissant jusqu’au XVIIIe siècle. après avoir connu une longue éclipse au XIXe siècle, allait ainsi prendre une véritable dimension industrielle.

L'année 1921 vit également la création du circuit de Spa-Francorchamps qui allait devenir en quelques années mondialement célèbre.

Autre élément de prestige d'une Ville d'Eaux. le Golf des Fagnes qui fut créé en 1930.

En 1930. les premiers meetings d’aviation eurent lieu sur l’ancien champ de courses de la Sauvenière. qui allait devenir par la suite l'Aérodrome de Spa-Malchamps.

D'importants concours hippiques se déroulèrent pendant cette période au champ des sports (les barres de Spa sont d'ailleurs devenues un obstacle classique en concours hippique).

La Guerre 40-45 n'apporta pas d'événement particulier à la Villa. qui eut la chance fin 44 de voir l'Offensive des Ardennes mourir à ses portes.

L’après-guerre voit les débuts du thermalisme social avec la création des Heures Claires en 1949. Dans le domaine socio-culturel, la création du Festival de Théâtre en 1959 fut certainement l’événement le plus important de l'après-guerre avec le Festival de la Chanson Française (1964-1983), et la naissance des Francofolies en 1994.

SPA ET LES HAUTES FAGNES.

Les régions de Spa, Stavelot, Malmédy et les Hautes Fagnes ont toujours été associées. Pour agrémenter leur séjour, les curistes et les habitués des salles de jeux à Spa taisaient jadis des escapades dans les environs que l'on ne peut que recommander aujourd’hui. A Theux, on ne manquera pas la visite des ruines imposantes du château de Franchimont et de l’église fortifiée des Saints Hermés et Alexandre. Stavelot est conseillée pour son cadre rustique et la vigueur de son carnaval. Les environs offrent de nombreux attraits, et des sites naturels remarquables : la Cascade de Coo, la Fagne de Malchamps, la Vallée de la Hoëgne.

LES FAGNES

Réserve naturelle de haute valeur biologique, le plateau des Hautes Fagnes constitue, à de nombreux égards. un milieu exceptionnel en Belgique avec une flore arctique, témoignage des dernières glaciations (pingos1), et un microclimat habituellement observé à des attitudes voisines des 1.500 m alors que son point culminant le Signal de Botrange atteint à peine 700 m. Ces particularités s’expliquant essentiellement par humidité importante que connaît la région et un sous-sol granitique qui empêche l'infiltration normale des eaux.

Les bornes jalonnant les routes (la colonne Panhaus, érigée en 1566, par exemple). ou les anciennes auberges témoignent de intensité de la circulation au cours des siècles. L'auberge de la Baraqua- Michel est de loin la plus célèbre. Son origine remonte au début du 19ème siècle. Jusqu'en 1919, elle servit de poste frontière entre la Belgique et la Prusse.

Au cours des dernières années. la Fagne a perdu son image de marais inhospitalier. Elle est appréciée pour ses paysages et ses atmosphères, la qualité de son air et la pureté de ses eaux. Le spectacle n'est jamais le mème. Des chemins et des pistes de ski de tend clairement balisés évitent les problèmes d’orientation. Tout est aménagé pour protéger la végétation et respecter le bien-être des animaux.

LE MUSÉE DE LA FORÊT

Installé dans une vieille ferme ardennaise aux origines séculaires, le Musée de la Forêt étire ses bâtiments rénovés en bordure de fagne. là où le climat est rude et le silence impressionnant.

La forêt domaniale toute proche lui offre un écrin de verdure que l’alternance des saisons ne cesse de renouveler.

Inauguré officiellement le 1er août 1981, le musée n'a cessé de se développer. il est devenu en quelques années un des centres touristiques importants de la Province de Liège.

LES FONTAINES

Disséminées aux quatre coins de Spa, les fontaines appelées plus familièrement « pouhons » sont toujours accessibles aux visiteurs. Un circuit complet comprendra les pouhons Pierre-Le-Grand et Prince de Condé (au centre Ville), la source du Tonnelet, les fontaines de la Sauvenière et de Groesbeek, la source de Barisant et la fontaine de Géronstère. ces dernières se localisant plus en altitude (entre 300 et 450 m) dans les bois aux alentours.

Autrefois, la population attribuait les vertus thérapeutiques des eaux à quelque intervention miraculeuse. Plus tard, de nombreux traités se sont chargés d’étudier les sources de manière plus scientifique, opérant une classification en rapport avec leurs caractéristiques et les affections qu’elles devaient soigner.

Aujourd’hui, elles sont toujours recommandées dans de nombreuses thérapies. Mais il n'est pas nécessaire d’être soutirant pour “prendre les eaux". La curiosité constitue un prétexte tout aussi légitime.

POUHON PIERRE-LE-GRAND

Au 16eme siècle, le pouhon Pierre-le-Grand n'était encore qu'un simple puisard abrité par une modeste niche. En 1717. ravi de l’efficacité de sa cure. le Tsar Pierre le Grand y fit placer une plaque en marbre noir. L'édifice actuel, œuvre de l'architecte Victor Besme, date de 1880.

Le pouhon Pierre-le-Grand abrite une des sources les plus abondantes et les plus gazeuses de la Ville. Très riche en fer, tonifiante, chargée en sels minéraux, elle débite en moyenne 21 000 litres chaque jour. Dans une salle voisine, un tableau imposant du peintre Fontaine (1894) représente prés de cent personnalités célèbres ayant honoré Spa de leur visite.

Pouhon Pierre le GrandPouhon Pierre le Grand

Pouhon Pierre le Grand

Dégustation au Pouhon Pierre le Grand en 2003. L'eau ferrugineuse est dure à avaler.

Dégustation au Pouhon Pierre le Grand en 2003. L'eau ferrugineuse est dure à avaler.

LE POUHON PRINCE DE CONDÉ

Découverte en 1863 par le Pharmacien Schaltin, dans la cave de son immeuble, enseigné « Prince de Condé » (1774). la source a été exploitée là même où elle lut captée.

Jusqu’à la fin du siècle, celle eau minérale a été embouteillée à raison de 60.000 bouteilles par an. La source vendue ensuite à la Compagnie de Vichy, fut rachetée en 1903 par la Ville de Spa.

Le Pouhon Prince de Condé est issu de la même nappe que les Pouhons Pierre-le-Grand et Armes d'Autriche tout proches. Il s'en différencie toutefois par une composition minérale plus riche qu'il acquiert durant la partie finale de son trajet souterrain.

En équilibre avec la verrière du 19eme siècle, encadrant le bâtiment de la source originelle. la pyramide actuelle se veut tout à la fois reflet de son temps et première pierre du réaménagement de la Place de l'Hôtel de Ville, lieu privilégie dans le renouveau de la Ville d'Eau.

Spa (Belgique) 2003. Notes historiques

FONTAINE DU TONNELET

Celle source ne fut fréquentée qu'aux premières années du XVIIe siècle. Successivement étudiée par de RYS et de HEER, Médecins du Pays de Liège, elle eut l’honneur d’être analysée par André TREVISIUS, Médecin de l'Archiduc ALBERT et l’Archiduchesse ISABELLE. Elle fut peu après. baptisée de son nom actuel, étant alors captée dans un tonnelet. Ses eaux sont amenées par canalisation aux réservoirs alimentant l’Établissement Thermal.

FONTAINE DE LA SAUVENIÈRE ET DE GROESBEECK

La Sauvenière : la plus ancienne et autrefois la plus fréquentée des fontaines de Spa. Elle fut découverte par ST- REMACLE, Patron de Spa. Cet Apôtre laissa, selon la légende. l'empreinte de sa sandale au bord de la fontaine; celle-ci fut des lors regardée comme miraculeuse. Déjà en 1300, elle était le but d'un pèlerinage auquel participaient les jeunes époux. la source possédant des vertus propres à effacer la stérilité.

Le Philosophe BERKELEY, créa, dans ses environs, de nombreux sentiers. Peu de temps après (1771) le Prince SANGUSKO, grand Maréchal de Lithuanie. poursuivit l’idée de BERKELEY, en prolongeant le promenoir destiné aux buveurs. La source vit encore sa célébrité s’accroître le jour où on lui attribua la guérison de la Duchesse d'ORLEANS, épouse du futur Philippe ÉGALITÉ.

Ce sont les enfants du même Philippe (parmi lesquels le futur Roi des Français, LOUIS-PHILIPPE) qui, sous la direction de Mme. de GENLIS, créèrent les charmants sentiers de la Promenade dite d’Orléans.

Le mémorial 'A la Reconnaissance' que l’on trouve à l’entrée de cette promenade remplaça vers 1841 le monument original inauguré par les enfants princiers. et détruit par les Jacobins.

Le Groesbeeck : l’histoire de cette source est intimement liée à celle de sa voisine. Disparue pour on ne sait quelle cause en 1663. Elle resurgit, peu de temps après, plus abondante et plus limpide. Le Baron de GROESBEECK y fit édifier une niche en marbre (1651). Cette construction fut restaurée par le Marquis de CROY dont l'épouse était de la famille de Groesbeeck, et en 1963, par l'Office du Tourisme de la Ville de Spa.

FONTAINE DE LA GERONSTÈRE

Ce fut le médecin de RYE qui, le premier, en fit connaître les précieuses vertus. L'eau, d'un goût sulfureux. est surtout recommandée dans les affections des voies respiratoires. On la disait bonne pour soigner la "bile noire'.

C'est à la Géronstère qu'en 1717, PIERRE-LE-GRAND vint faire sa cure.

Le pavillon et le temple d'eau qui abritent la source furent donnés à Spa par le Comte de BURGSDORFF en 1651. La restauration du site a été réalisée en 1979 par l’Office du Tourisme de la Ville de Spa avec le soutien du Commissariat Général au Tourisme.

Source de la GéronstèreSource de la Géronstère

Source de la Géronstère

FONTAINE DE BARISART

Source autrefois connue, citée comme les autres dans l’énumération de LYMBORGH en 1559.

Jusqu'au 1850. elle courait librement dans une prairies. Elle fut alors captée.

Musiciens et compositeurs célèbres, Giacomo MEYERBEER et Charles GOUNOD furent familiers de ces lieux. Une charmante promenade à cascatelles1 portant le nom du premier de ces artistes réunit Barisart à sa sœur et voisine la Géronstère.

Entre une grotte romantique, datant du siècle dernier, et deux étangs artificiels, on y a construit un nouveau Trink-Hall avec restaurant..

Trois autres sources en forêt, abritées par de petits édifices sont aussi connues des villégiateurs. Il s'agit de la Fraineuse. des Pouhons Pia et Delcor.

1petites cascades

Spa (Belgique) 2003. Notes historiques

LES THERMES DE SPA

Spa doit son actuel Établissement Thermal à la volonté d'un grand Bourgmestre : Joseph SERVAIS. Pour l'époque c'était une révolution qui allait immédiatement entraîner un important développement de la cure.

Le bâtiment a été construit de 1862 à 1868, sous la direction de l’Architecte SUYS.

Charles-Henri THORELLE tut chargé de la taille et de la sculpture des pierres de France. Les statues de la façade et des côtés sont les œuvres de VAN OMBERG, JACQUES et des Frères VAN DEN KERKHOVE. Le vestibule d'entrée et les salons de repos ont été décorés par le Peintre CARPEY.

L'aspect extérieur de l’ensemble s'est seulement modifié à partir de 1967-1968. La rocaille d’origine encadrée par deux gracieux escaliers monumentaux a fait place à une pelouse avec fontaine. Les statues des Jardins du Casino, de la rue Servais et de la rue de la Poste sont disparues. En 1971-1972. un nouveau laboratoire a pris la place de l’ancienne piscine.

A l'intérieur de nombreux travaux d'amélioration entrepris de façon répétée ont tenu et tiennent les Thermes de Spa a la pointe constante du progrès médical et thermal scientifique.

Ainsi fondamentalement rénové particulièrement dans les cinq dernières années, l’établissement met a la disposition des curistes. les traitements spécifiques et de la Station. Leur base est constituée des éléments naturels suivants :

- eau minérale carbogazeuse

-tourbe naturelle en provenance des fagnes.

Indications de la cure

Les affections cardio-vasculaires :

hypertension artérielle bénigne. affections artérielles sténosantes : coronarite, séquelles d'infarctus du myocarde, endartérite des membres inférieurs. Insuffisance légère du myocarde. Séquelles de phlébite et de thrombose veineuse.

Les affections rhumatismales chroniques :

Arthroses. arthrites en sédation, rhumatismes articulaires.

Les Séquelles de traumatismes, la réadaptation fonctionnelle

Les Thermes organisent également des cures de remise en forme, telles que :

Cure Spa Maman-Bébé, Cure Spa Santé, Cure Spa Énergie. Cure Spa Silhouette. Cure Spa Thérapeutique, Cure Spa Rhumatologie, Cure Spa Tourbe, Cure Anticellulite. Des programmes spéciaux comme les découvertes thermales : Un jour à Spa, Spa Plénitude, Spa Tourbe. ainsi que des formules "Week-end" donnent à chacun la possibilité de s'adonner aux plaisirs du Thermalisme d’Aujourd’hui.

Les ThermesLes Thermes

Les Thermes

LE CASINO

En 1762, deux associés spadois fondèrent « LA REDOUTE », la plus vieille salle de |eux du monde.

Moyennant une participation plantureuse aux bénéfices, le Prince Évêque de Liège lui octroya le privilège exclusif d’organiser des bals publics, des festivités et des jeux d'argent. Ce privilège sera toutefois partagé avec le Waux-Hail, seconde salle inaugurée quelques années plus tard. Nul doute que ces deux établissements contribueront aux fastes de la petite cité.

De la Redoute de la fin de l’ Ancien Régime. il ne reste aujourd’hui plus rien. Le Casino actuel, ouvert en 1908, détruit par un incendie en 1917, a été reconstruit en 1920. De style néo-classique à l'extérleur, il comporte à l’intérieur une série de vastes salles présentant les styles plus variés : Salle de Jeux et Salon Rose de style Louis XVI, Salon Bleu et style Empire, la Salle des Fêtes s'inspire du Théâtre de la Reine à Versailles. Le Théâtre est de style Napoléon III.

Lieu de rencontre des passionnés du jeu, le Casino n'en demeure pas moins le pôle de la vie culturelle Spadoise. Il sert de cadre à de nombreuses expositions, concerts, au Festival de Théâtre et aux Francofolies

Le casinoLe casino

Le casino

LE WAUX-HALL

Aux abords du centre de la Ville. s’élève un grande bâtisse dont les murs semblent encore dissimuler des splendeurs évanouies.

Construit en 1770, œuvre conjointe du célèbre architecte RENOOZ, du sculpteur et stucateur FRANCK et du peintre DEPREZ. le Waux-Hail s’inspire directement du plan symétrique des “Maisons de Plaisance" du XVIIIème siècle.

Lieu de rendez-vous mondain des aristocrates et des tètes couronnées européennes qui venaient s'y distraire après avoir pris les eaux, cette "Maison d’assemblées et de jeux” connut rapidement un grand succès. Bals et concerts succédaient aux “Grands déjeuners" et aux parties de cartes acharnées.

Un décret républicain allait bientôt mettre fin à cette joyeuse époque : l'abolition des jeux de hasard en 1791 entraîna la transformation du Waux-Hall en hôpital militaire.

Rétabli dans sa fonction première en 1801, il parvint, pour peu de temps, à reconquérir son ancien succès. il servit ensuite successivement de lieu d'exposition, de bibliothèque, d'école primaire et d’orphelinat (1895) le Musée de la Ville s'y lnstaiia même de 1957 à 1965.

L'ensemble de l’édifice et sa riche décoration intérieure ont soutien de ce passé mouvementé. Sa restauration a débuté en 1988 par le renouvellement complet de la couverture. Les travaux de consolidation et de restauration des plafonds peints et stucs ont débuté en 1990. ils sont toujours en cours.

LE MUSÉE DE LA LESSIVE est installé au 2eme étage.

Les 20 petites salles de ce musée insolite évoquent l’évolution des techniques de blanchissage du linge de antiquité à nos jours. anciennes machines à lessiver en état de marche, reconstitution d'un lavoir, méthode de repassage, histoire du savon, animation pour les enfants.

LE MUSÉE DE LA VILLE D’EAUX ET MUSÉE DU CHEVAL

Ériges en 1885, ces deux bâtiments furent vendus à la Reine Marie-Henriette, Reine des Belges, en 1894. Elle y séjourna régulièrement jusqu’en 1902, date de sa mort. Depuis 1970, ils abritent les collections consacrées à l’histoire de la Ville et aux disciplines équestres.

Les dessins, gravures et tableaux exposés dans les salles du Musée de la Ville d'Eaux évoquent l'hisloire de Spa. ses visiteurs célèbres et les gestes quotidiens attachés à la cure. On y voit également de nombreuses pièces, comme cet assortiment de bouteilles aux formes curieuses destinées au transport de l’eau vers les Pays d'Europe et d’Amérique. On pourra aussi admirer une collection unique d'objets en bois peints et vernis, finement décorés et surnommés « Bols de Spa » ou “Jolités“. C'est à partir du 17ème siècle que les habitants s’adonnèrent à la confection de ces boîtes d'usage divers : bonbonnières, cadrans comptabilisent le nombre de verre bu aux sources, ou petits meubles.

LA MANUFACTURE DES BOIS ET JOLITÉS DE SPA perpétue heureusement cet artisanat local jadis si florissant.

LE MUSÉE DU CHEVAL s'est réservé les anciennes remises et écuries de la Résidence Royale.

Restaurées dans leur état original, elles accueillent d'intéressantes collections sur les différentes disciplines équestres. Il n'est pas étonnant qu'un Musée du Cheval se soit établi à Spa.

La Ville possède une tradition hippique des plus anciennes sur le continent. Des épreuves se disputaient sur emplacement de l’actuel terrain de golf dès la lin du 18ème siècle. L'Aérodrome actuel tut le dernier champ de course important. il fut désaffecté vers 1930.

GALERIE LÉOPOLD II ET PAVILLON DES PETITS JEUX

Cet ensemble architectural longeant le Parc de Sept-Heures, est constitué de deux pavillons reliés par un promenoir couvert. Le pavillon initial. dit des "Petits Jeux" abrite l'Office du Tourisme.

La Galerie Léopold II réalisée en 1878 d'après les plans de William HANSEN, se compose d'une structure aérée en fonte, érigée sur une plate-tonne de maçonnerie avec une terrasse en son milieu.

Cette œuvre d'art apparaît comme une application des constructions métalliques monumentales de la fin du XIXème siècle. Chaque dimanche, dès l'aube. la galerie accueille le traditionnel Marché aux Puces.

LE PARC DE SEPT-HEURES

C'est en 1758 que le Parc de Sept-Heures fut aménagé en promenade publique. On y trouve de nombreux monuments : celui de l'Armistice, offert par le Major C.E. RADCLIFFE, nommé Bourgeois de Spa en 1925, du Compositeur MEYERBEER qui, de 1829 à 1860, vint chercher l'inspiration à Spa, celui de JEAN D'ARDENNE, écrivain de qualité, né a Spa, propagandiste incomparable de ce pays. Également le Monument GRIDELET, la pierre de l’Association des Coloniaux. la stèle du 1er Lanciers, le monument aux Fondateurs des Promenades. et enfin, à la sortie du parc, le monument du Maréchal FOCH. On sait que le Généralissime vint à Spa après la première guerre mondiale, et qu'il y eut des entretiens avec le plénipotentiaire allemand Erzberger.

Le parc de Sept-HeuresLe parc de Sept-Heures

Le parc de Sept-Heures

L’HÔTEL DE VILLE

Beau bâtiment de style Louis XVI, œuvre de l'Architecte HENOZ, l'Hôtel de Ville a été construit dans les années 1762-1768. Au XVIIIème siècle, il accueillait les grands Seigneurs, venus prendre les eaux. C’était "Le Grand Hôtel". En 1822, il devint propriété de John COCKERILL qui le transforma en manufacture de cardes et broches.

De nos jours, cet immeuble abrite les services administratifs de la Commune.

Face à l’entrée de l’Hôtel de Ville se dresse le PERRON de SPA emblème des franchises communales accordées à la Ville par le Prince Évêque de Liège, en 1594.

L’ÉGLISE SAINT REMACLE

L'Eglise actuelle fut élevée en 1885 sur l’emplacement d'édifices antérieurs, dont le premier date du début du 15e siècle. Elle est bâtie en petit granit dans le style roman-rhénan (École de Cologne). Ce style lut de tradition depuis Notger dans les vallées de la Meuse et de la Sambre.

Construite par l’Architecte Eugène CHARPENTIER de Beloell, elle fut consacrée le 2 octobre 1886 par Mgr. DOUTRELOUX Évêque de Liège. L’aménagement intérieur est dû au successeur d’Eugène CHARPENTIER, l'Architecte C. SONNEVILLE originaire lui aussi de Beloell.

Elle reçoit ses nouvelles orgues en 1992. Composition, esthétique sonore et principes de construction, s’inspirent de l’œuvre de G. SILBERMANN. Cette réalisation artistique de haut niveau a été assurée par la Manufacture d'Orgues THOMAS à Francorchamps.

Témoin exceptionnel de la sculpture du XVIème siècle, la statue en bois de Saint Remacle restaurée et présentée à nouveau au public constitue un exempte rare dans l’histoire de l'art de par sa polychromie.

L'église St. RemacleL'église St. Remacle

L'église St. Remacle

LE LAC DE WARFAAZ

Le Barrage du Wayal a été construit en 1892. La superficie du Lac est de 6 ha. Sa capacité est de 360.000 m3 et sa profondeur varie de 1m.50 à 8m.50. Une charmante promenade permet d'en faire le tour. On y pratique le pédalo et la pêche.


 

Spa (Belgique) 2003. Notes historiques
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article