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Le blog de François MUNIER

Les ministres de Vichy (3/). Ceux venus de la gauche (non communiste).

19 Avril 2026 , Rédigé par François MUNIER Publié dans #Histoire, #Guerre 1939-1945

Ils sont six (sur une centaine).

A gauche :

Le Parti communiste - SFIC. Après le pacte germano-soviétique, il est interdit le 26 septembre 1939. Les députés sont arrêtés le 8 octobre 1939 et déchus de leur mandat le 21 janvier 1940.

Le Parti socialiste – SFIO

L’Union socialiste républicaine.

Au centre-gauche :

La Parti radical-socialiste (PRRRS)

La Gauche indépendante : Parti d’unité prolétarienne, Parti frontiste, Parti radical-socialiste Cammille Pelletan, Ligue de la Jeune République, Parti social-national, Alliance démocratique.

C’est le plus connu. Il a été ministre du travail dans les gouvernements Laval 1, Flandin et Darlan. Il a été un responsable de la CGT1 (syndicat des PTT) avant la guerre et de facto le numéro 2, après Léon Jouhaux. C’est un des principaux rédacteurs de la Charte du Travail, qui liquide les syndicats ouvriers en faveur d’une organisation corporatiste. Il est une des signataires de la loi du 3 octobre 1940 portant statut des juifs. Il est également à l’origine de plusieurs lois favorables aux salariés. Révoqué de l’administration postale après guerre, il participera, sous son nom ou sous pseudonymes, à diverses organisations et revues de droite et souvent anti-communistes. Il avait bénéficié d’un non-lieu de la Haute Cour eu égard à « son attitude d'opposition aux demandes des Allemands » et son souci d'assurer la défense des intérêts français.

1 A la suite du Congrès de Tours en 1920, la CGT reste proche de la SFIO. Les minoritaires créent la CGT-U (unitaire) qui regroupe communistes et anarchistes.

Charte du travail

Charte du travail

Lui aussi syndicaliste et anticommuniste, proche de René Belin, il est ministre du gouvernement Darlan pendant 3 mois. Condamné à mort le 15 mars 1946, peine ensuite commuée en travaux forcés à perpétuité.

Député du « Parti d’unité prolétarienne » puis SFIO, il est très anticommuniste. Il est ministre du gouvernement Laval 2 en 1944 (8 mois). Jugé seulement en 1948, alors que les passions de la Libération sont retombées. Condamné à une peine de travaux forcés, puis amnistié.

Classé ici provisoirement « à gauche » car il a collaboré à « La Flèche » de Gaston Bergery, classé avant-guerre à gauche, puis devenu collaborationniste. Ministre pendant les huit derniers mois du gouvernement Laval 2, il bénéficie d’un non-lieu pour « faits de résistance ». Il collabore ensuite à Rivarol, hebdomadaire d’extrême-droite multi-condamné pour diffamation, négationnisme, racisme, etc.

Haut fonctionnaire, il a été chef de cabinet de plusieurs ministres de la mouvance radicale, puis membre des gouvernements Darlan et Laval 2. Il continue sa carrière politique après la Libération.

Personnalité du PRRS avant-guerre, il devient maréchaliste, se lie avec Pierre Laval. Devenu ministre il défend une politique nataliste, hostile à l’avortement. Non-lieu pour « actes de résistance ».

2.1.7 Synthèse.

Sur les six, trois ont bénéficié d’un non-lieu, un n’a pas été inquiété et deux ont été condamnés. Deux ont continué leur action anti-communiste et un carrément à l’extrême-droite.

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