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Le blog de François MUNIER

Palestine 2001. Photos de Joss Dray

20 Février 2026 , Rédigé par François MUNIER Publié dans #Questions internationales, #Palestine, #Proche et Moyen-Orient

J'ai retrouvé cette pochette dans un tiroir et je mets en ligne les photos qu'elle contient.

Tenons la promesse de faire résonner leurs mots et circuler leurs images, contribuons à faire entendre ces voix si souvent étouffées.

Joss Dray -mars 2002

Photographies Joss Dray

mise en page Anne-Marie Latrémolière

AFPS Association France-Palestine Solidarité

21 ter rue Voltaire - 75011 Paris tél. 01 43 72 l5 79 / fax 01 43 72 07 25 mél: am1pafp@club~internet.fr site: www.france-palestine.org

Vente militante

Éditions Maurice Juan - 25000 Besançon

Palestine 2001. Photos de Joss Dray

Palestine 2001

Depuis cinquante quatre ans, le peuple palestinien lutte pour la reconnaissance de ses droits nationaux. La répression qui s'abat sur lui aujourd'hui est d'une intensité et d'une violence meurtrière jamais atteinte.

Depuis le début de la deuxième Intifada, en septembre 2000, l'armée et le gouvernement israéliens tentent, dans un délire de destruction quotidienne, d'anéantir toute une société. Un siège menaçant, par des centaines de barrages militaires, par l'installation de nouvelles colonies, et des routes de contournement, Israël s'approprie la terre en toute impunité et crée, jour après jour, les bases d'un nouveau régime d'apartheid.

Du nord au sud, en Cisjordanie comme à Gaza, la Palestine est en danger, elle survit, mutilée et fragmentée.

Emprisonné sur sa propre terre, un peuple continue pourtant de vivre de toutes ses forces. Chacun des actes de la vie quotidienne; aller à l'école, à l’université, au travail, chercher sa nourriture, rendre visite à sa famille, est un acte de résistance. C'est de cette réalité profonde, parfois indicible, dont je veux témoigner par ces images, cartes postales résistantes.

Avec, en mémoire, ces mots entendus autour de moi. Comme ceux de Saef, rencontré à Naplouse, en octobre 2001:

«Je m’appelle Saef, mais je dis Safe, “sauvé”, parce que j'ai survécu à mes blessures, mais aussi parce que l'Intifada et la lutte me sauvent de l'indignité : je sais aujourd'hui qu'on peut survivre à de terribles souffrances, mais que la dignité n'existe que si on lutte pour ses droits.»

Ou aussi, ceux-ci, entendus un jour de décembre 2001, et qui s'adressent a nous tous: « Regardez ce qu'ils sont en train de faire de nous !» me lance un homme marchant douloureusement sur la plage de Gaza, alors que la route du littoral est fermée par trois blocs de béton, surveillée par des soldats menaçants et invisibles a l'intérieur de leur tank sophistiqué. C'était a la veille de la fête de l'Aïd, des centaines de Palestiniens revenaient de Gaza ville, chargés de cadeaux pour les enfants.

Et encore, cette interpellation terrible: _ «Ça fait cinquante ans que vous venez nous photographier, aucune de vos images ne nous aident à faire entendre notre voix, regardez! Nous sommes de nouveau sous des tentes.» C'est une femme du camp de réfugiés de Khan Yunis, qui me parlait ainsi. Sa maison a été détruite par les militaires qui protègent le bloc de colonie de Goush Qatif, au sud de la bande de Gaza.

Tenons la promesse de faire résonner leurs mots et circuler leurs images, contribuons à faire entendre ces voix si souvent étouffées.

Joss Dray - mars 2002

Éditions Maurice Juan

 

Khan Younis / Gaza

Khan Younis / Gaza

01 Khan Younis/Gaza

«Le 17 août, approximativement à minuit, les forces d'occupation israélienne, positionnees a côté du barrage de Al Touffah et la colonie de Neve Dekalim, a l'ouest de Khan Yunis, ont tiré avec des balles de gros et moyens calibres sur les maisons palestiniennes de la ville. Elles ont causé de sérieux dommages aux immeubles et maisons, spécialement ceux appartenant à la compagnie Parra dans le voisinage de Al Nemsawi. Le représentant du PCHR a rapporté que les tirs d'obus se sont poursuivis jusqu’à 3h30 du matin le lendemain.

Rapport hebdomadaire 16 au 22 août 2001 du Centre d’information pour les droits humains / www.pchrgaza.org

Naplouse

Naplouse

02 Naplouse / Cisjordanie

Sortie de Naplouse par la route de Ramallah De barrages militaires en barrages militaires, il faut environ de quatre à cinq heures pour parcourir les 65 km qui séparent Naplouse de Ramallah. Inlassablement les habitants des villages de la région, tentent de détourner le siège en ouvrant de nouveaux chemins qui leur permettront de continuer a se nourrir, à se soigner ou a travailler. - JD

Qalandia

Qalandia

04 Qalandia / Cisjordanie

Barrage militaire de Qalandia, au niveau du camp de réfugiés du même nom, a cinq kilomètres de Ramallah. Le jour de Yom Kippour, les soldats israéliens interdisent totalement la circulation des voitures et des personnes. Depuis le mois de décembre ce barrage s'est transformé en Véritable frontière. La confiscation de facto de dizaines de kilomètres à l'intérieur de la ligne verte repousse ainsi les limites du “Grand Jérusalem” jusqu'aux portes de Ramallah. Cet homme refuse de revenir en arrière et ne bougera pas tant que les soldats ne lui permettront pas de rentrer chez lui. - JD

Qalandia

Qalandia

05 Qalandía / Cisjordanie

«Vendredi 19 octobre 2001, dans l'après~ midi, des “clashes” ont éclaté entre civils palestiniens et forces d'occupation israéliennes à l'entrée du camp de réfugiés de Qalandia. Les soldats ont tiré avec des balles en caoutchouc sur les civils, blessant Mujahed Suleiman Jaradat, onze ans, à la main droite et Maher Naji El Jendi, seize ans, à la jambe droite».

rapport hebdomadaire 11 au 17 octobre 2001 du Centre d'information pour les droits humains / www.pchrgaza.org

Khan Younis

Khan Younis

06 Khan Younis,/Gaza

«Le dimanche l7 juin 2001, les soldats de la force d'occupation israélienne, armés de pistolets équipés de silencieux, ont fait feu sur des manifestants a Khan Yunis. Un enfant âgé de onze ans, Ali Murad Abu Shawish, a été tué d'une balle dans le dos. Selon les témoins, l'enfant a touché d'une distance de 50 m environ. été Quatre autres civils ont été blessés, dont Aadel Hussein El Muqannan, âgé de 16 ans, qui a succombé à ses blessures le jour suivant. Aadel avait été gravement atteint à l'abdomen». Maisons détruites du camp de réfugiés.

rapport hebdomadaire 14 au 20 juin 2001 du Centre d’information pour les droits humains / www.pchrgaza.org

Qalandia

Qalandia

07 Qalandia/Cisjordanie

Pendant plusieurs jours, avant et après Yom Kippour, au barrage militaire de Qalandia, chaque personne voulant circuler entre Jérusalem et Ramallah doit négocier son passage. Les hommes sont refoulés malgré la présentation de leurs papiers d'identité ou de leur laissez-passer, quelques femmes après de longues tractations peuvent passer. Quelques enfants séparés de leurs parents pourront retourner chez eux après la sortie de l’école. - JD

 

Sourda

Sourda

09 Sourda/Cisjordanie

Village près de Ramallah

«Approximativement à 12h, des employés et étudiants de l'université de Bir Zeit, et des membres d'une délégation de la Campagne civile française pour la protection du peuple palestinien, manifestaient près du barrage de blocs de béton de Sourda, sur la route de Ramallah-Bir Zeit, quand les forces d'occupation israéliennes ont tire des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes. Deux journalistes palestiniens et un citoyen français ont été blessés et un autre journaliste souffrant d'inhalation de gaz a été battu par les soldats israéliens».

rapport hebdomadaire 27 septembre au 3 octobre 2001 du Centre d'information pour les droits humains www.pchrgaza.org

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