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Le blog de François MUNIER

Quelles candidatures de gauche en 2027 pour l’élection présidentielle ?

20 Avril 2026 , Rédigé par François MUNIER Publié dans #Actualité française

En construction.

Grosso modo, le paysage actuel est le suivant :

- Jean-Luc Mélenchon et LFI tracent leur route, avec un programme déjà rédigé (L’Avenir en commun) et régulièrement actualisé, une école de cadres et institut de réflexion (La Boétie).

- Celles et ceux qui rêvent d’une primaire pour choisir le ou la candidate idéal·e. Les primaires précédentes, dans le cadre d’un seul parti, n’avaient pourtant pas donné des résultats concluants. Une primaire commune à plusieurs partis semble mal partie.

Avec cette question pourtant fondamentale et pourtant mal tranchée : est-ce qu’on choisit d’abord une personne1 et son programme comme accessoire, ou bien est-ce qu’on se met d’accord sur un programme2 et ensuite sur la personne la plus capable de rassembler sur ce programme ?

- Il y a aussi François Hollande (l’homme qui a réussi à transformer en cinq ans une gauche hégémonique en un champ de ruines) et Bernard Cazeneuve (l’homme qui a accordé à la police quand elle tire une présomption de légitime défense) qui y pensent très fort.

Mais la fête ne serait pas belle sans l’entrée en scène d’un trio d’enfer : Yannick Jadot, Raphaël Glucksmann et Boris Vallaud3 !

Je me suis astreint à lire leur manifeste. Je suis partagé entre la consternation, le mépris et l’hilarité. Je publie le texte intégral en italique bleu. Les notes de bas de page sont de moi.

Lu sur "Libération"

Ça, les opposants à la primaire l’ont bien compris. Boris Vallaud, Raphaël Glucksmann et Yannick Jadot ont tenté de couper la chique à la patronne des écolos en proposant un manifeste cryptique, nommé «Construire 2027», sans proposition concrète mais qui mentionne un hypothétique futur projet. Le texte des «acteurs du sursaut», comme ils aiment à se renommer, propose aussi bien de «mettre fin aux guerres» que de s’attaquer «aux grands problèmes du quotidien». Original. Assez pour convaincre quelque 5 000 signataires, qui ont porté leur paraphe au manifeste, en plus des 40 responsables ou ex-responsables politiques dont Patrick Kanner ou Nicolas Mayer-Rossignol, mais aussi une bonne partie d’illustres inconnus. Ça sent bon le rassemblement.

Quelles candidatures de gauche en 2027 pour l’élection présidentielle ?

Analyse :

CONSTRUIRE 2027

La grande bataille pour la France commence. Elle déterminera le destin de notre nation pour longtemps.

C’est beau comme du Churchill en 1940. Pourquoi nation et pas peuple ? La bataille a commencé depuis longtemps et on n’y a pas beaucoup vu les initiateurs de la pétition.

Les élections municipales montrent une percée inédite de l’extrême droite sur tous les territoires de la République. Les grandes villes, les villes moyennes, les bourgs, la ruralité, les Outre-mer, partout elle progresse et trop souvent elle gagne.

Si la gauche et les écologistes résistent dans les métropoles et leurs banlieues populaires, ils reculent dramatiquement dans les territoires ruraux et péri-urbains.

Faute de reconquérir les classes populaires et moyennes qui lui ont tourné le dos, la gauche, dans toutes ses composantes, plafonne à moins de 30% des voix et risque, pour la troisième fois consécutive, d’être éliminée du second tour de l’élection présidentielle.

Sur le champ de ruines du macronisme, des pans entiers de nos élites se résignent et se préparent à la bascule annoncée de la France dans le camp trumpiste et poutiniste.

Quand un parti obtient le tiers des voix aux élections présidentielle et législatives, il n’y a rien de surprenant à ce qu’il fasse un très bon score aux élections municipales, dès lors qu’il se donne la peine d’investir des candidats.

Il faudrait affiner les causes de l’effondrement différentié de la gauche, en analysant de manière détaillée les résultats électoraux. Mais on ne peut pas faire l’impasse sur les politiques menées depuis 1983 (le tournant de la rigueur) et aggravées sous Jospin (la renonciation à toute politique économique de gauche, les privatisations) et Hollande (les lois El Khomry par exemple).

Et si la gauche a été éliminée du second tour de l’élection présidentielle, c’est aussi à cause des candidatures de diversion en 2017 et 2022 (cf. note Jadot infra).

Quant aux élites (j’ai horreur de ce mot pour désigner les « gens d’en-haut »), elle ne se résignent pas, elles sont ravies.

Camp « trumpiste et poutiniste ». Pourquoi ne pas parler de fascisme ?

Pas nous. Nous ne nous résignons pas à la victoire du Rassemblement National en 2027. Nous ne jouons pas le coup d’après, nous voulons combattre maintenant, nous voulons convaincre maintenant, nous voulons gagner maintenant. L’immense majorité de nos concitoyens n’a pas le luxe d’attendre. Ses conditions de vie, de travail et de rémunération dépendent de notre mobilisation maintenant.

Ce qui se joue, c’est l’avenir de notre République, de nos principes démocratiques et de nos libertés.

Ce qui se joue c'est l’avenir de notre patrie et de nos enfants.

Ce qui se joue, c’est le destin de notre continent.

J’aimerais savoir ce que les signataires ont fait (ou simplement dit) pour améliorer les conditions de travail de nos concitoyens (salaires par exemple).

Quant au destin du « continent », il se joue aussi en Allemagne ou au Royaume-Uni. Cessons de nous croire le nombril de l’Europe.

Nous allons gagner la bataille culturelle et politique du patriotisme français, pour la liberté, pour l’égalité, pour la fraternité et réparer le métier à tisser le contrat social qui fonde la nation républicaine.

Nous sommes pleinement conscients que nos condamnations morales, les comparaisons historiques avec les années 30 et les rapprochements avec l’Amérique de Trump, la Hongrie d’Orban enfin défait, ou la Russie de Poutine, aussi pertinents et inquiétants soient-ils, ne suffisent plus.

Nous voulons désormais opposer à l’extrême droite un espoir pour le pays, un projet crédible et mobilisateur qui lui permette de se retrouver autour d’un destin collectif, de s’apaiser et de se réconcilier.

Un projet qui rompt avec l’impuissance politique qui, à force d’injustices, d’inégalités, de prédations, de discriminations, sape le pacte républicain, déchire notre contrat social, détruit le climat et la nature, contamine le vivant.

Un projet qui s'attaque résolument et sans démagogie aux grands problèmes du quotidien comme le pouvoir d'achat, la santé, le logement ou encore l'éducation.

Le « métier à tisser... » me fait penser au sapeur Camembert : La vie, hélas ! n'est qu'un tissu de coups de poignard qu'il faut savoir boire goutte à goutte; et, je le dis hautement, pour moi le coupable est innocent ! 1

La comparaison avec la situation hongroise donne à réfléchir : Péter Magyar a d’abord été un partisan d’Orban. Il a les mêmes idées que lui sur beaucoup de plans. Pour gagner les élections législatives hongroises, il a mené une campagne de masse et en profondeur, partout en Hongrie.

Que signifie le « sans démagogie » ? La mobilisation contre la réforme des retraites, c’était de la démagogie ?

Et pour faire tout cela, il faudra de l’argent. OK, mais alors pourquoi aucune référence par la suite à la fiscalité ni aux dépenses qu’on supprimera ?

Un projet qui prépare le pays à affronter les grands défis du XXIème siècle comme le changement climatique, l'effondrement de la biodiversité, l’intelligence artificielle, le vieillissement de la population et le retour des empires.

Un projet qui refuse la confiscation de la démocratie par les puissances de l’argent.

Un projet qui oppose notre République ouverte, diverse et métissée, à la banalisation du racisme et de l’antisémitisme, à la violence du patriarcat, aux fracturations en blocs à l’œuvre dans le pays.

Un projet qui comble le fossé qui s’est creusé entre les citoyennes, les citoyens et ceux qui gouvernent, entre les forces vives du pays et les politiques, par la reconnaissance de la pluralité des talents, le respect de la dignité de chacune et de chacun.

Un projet qui revitalise toutes les formes de démocratie - locale, sociale, participative, délibérative - pour rendre notre société vivante et inclusive.

Un projet qui renforce notre économie et son tissu productif, regagne le terrain perdu dans l’industrie, maîtrise les technologies de rupture et rétablit notre souveraineté alimentaire, en s’appuyant sur des travailleurs, techniciens et ingénieurs hautement qualifiés et mieux payés.

Un projet qui accroît la capacité d’action et l’autonomie des collectivités territoriales.

Retour des empires : l’américain n’est vraiment jamais parti. La Russie de Poutine est une mauvaise copie de l’URSS. Le fait nouveau c’est l’émergence de pays comme la Chine et l’Inde, qui redeviennent les puissances économiques majeures qu’elles étaient il y a plusieurs siècles.

Confiscation de la démocratie par les puissances d’argent : OK. Démembrement du groupe Bolloré ?

Pourquoi écrire « le racisme et l’antisémitisme » ? L’antisémitisme est une des formes du racisme, comme l’islamophobie (omise), la négrophobie (quelles réactions après la campagne de haine contre Bally Bagayoko?). Écrire « le racisme et l’antisémitisme » est aussi idiot qu’écrire « les fruits et les pommes ». Et c’est dangereux et discriminatoire, car c’est faire croire qu’une des formes du racisme mérite un traitement particulier.

Capacités d’action et autonomie des collectivités locales. Çà passe aussi par l’autonomie fiscale. Des idées ?

Un projet qui marque une nouvelle étape de progrès dans la longue histoire de notre République dans une Europe qui, après avoir été le berceau de la démocratie, en demeure difficilement le dernier refuge. Une Europe qui doit s’affirmer désormais comme puissance autonome, faire de notre souveraineté collective sa priorité absolue et ainsi répondre aux aspirations des peuples.

Dans notre histoire, il y a eu les commentateurs du déclin et il y a eu les acteurs du sursaut.

Nous serons de ceux-là.

L’Europe berceau de la démocratie. Ouais, il y a eu Athènes, où 10 % des habitants participaient à la vie publique. Mais est-on sûr que des sociétés non européennes n’avaient pas trouvé, à leur manière, des manières de prendre les décisions collectives en prenant en compte les avis de chacun ?1

L’Europe dernier refuge de la démocratie ? Coucou, les Brésiliens, les Mexicains !!

Souveraineté collective : comment réformer les institutions de l’UE et que faire de l’OTAN ?

1Quand j’étais lycéen (dans un lycée confessionnel), un missionnaire nous avait expliqué comment se prenaient les décisions dans les villages malgaches. Nous n’avions pas de leçons à donner.

Cela exige, d’abord pour la gauche et les écologistes, de se réinventer afin que nous participions pleinement à la régénération des traditions qui font le meilleur de la France : le pays de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, des services publics pour tous, des luttes pour l’égalité et les libertés, de la foi en l’école, de l’accès universel à la santé, de la loi de 1905 sur la laïcité ; une nation de femmes et d’hommes, travailleurs, bâtisseurs, inventeurs, penseurs, qui a cultivé un rapport puissant à la raison, à la science, au progrès, à l’industrie, à l’agriculture ; le pays de l'accord de Paris qui doit se porter aux avant-postes de la lutte contre le changement climatique et la crise écologique ; une Culture, un art de vivre, une hospitalité, une langue, une manière d’habiter le monde et une géographie.

Cocorico !! Il ne reste plus qu’à expliquer que Copernic, Newton et Einstein étaient français. Et pourquoi ne pas parler de l’abolition définitive de l’esclavage1, après le Royaume-Uni et beaucoup d’États d’Amérique latine ? Et deux ans après la Tunisie !

Idées reçues à rectifier :

- la déclaration des droits de l’homme et du citoyen s’inspire aussi du préambule de la Déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique.

- la loi de 1905 n’est pas une loi sur la laïcité, le mot n’y figure pas, mais une loi de séparation des Églises et de l’État, qui s’inspire de la loi mexicaine ! La première loi laïque française est celle qui crée l’état-civil en 1792 : plus besoin du curé pour avoir une existence légale et se marier.

- une « culture et une langue » . Et le breton, les créoles, etc. ?

Nicolas Chauvin, sort de ces corps !!

Le pays - aussi - qui, plus que tout autre, a voulu garantir son indépendance en refusant toutes les vassalisations. Un pays qui a initié l'unification de l'Europe pour mettre fin aux guerres fratricides qui l'ont si souvent déchirée. Un phare donc.

Les heures les plus difficiles sont parfois celles dans lesquelles se forgent de nouveaux « jours heureux ». Et nous sommes aujourd'hui dos au mur. Face à l’internationale réactionnaire de Poutine et de Trump, face aux nationalismes xénophobes, nous croyons au rassemblement des résistants de la démocratie et de la République, pas à la brutalisation de la société et du débat public qui, toujours, bénéficie à l’extrême-droite. Nous croyons aux mobilisations, aux délibérations démocratiques, à l’intelligence collective, pas au chaos censé produire un ordre nouveau qui invariablement se révèle pire que l'ancien.

La France, phare de l’Europe, il fallait oser !! Merci pour les autres ! Revenons sur « l’unification de l’Europe ». Qu’on le regrette ou s’en félicite, le processus qui a aboutit à Union européenne1 actuelle n’a rien à voir avec les unifications italienne et allemande du XIXème siècle. Parler d’unification est abusif.

A l’origine du processus il a certes des Français (Robert Schumann, Jean Monnet) qui ont réussi notamment parce que les gouvernements français successifs étaient occupés ailleurs (Indochine, Algérie2), mais cela n’aurait rien donné si d’autres dirigeants (Adenauer, De Gasperi) n’avaient pas été d’accord.

La motivation des premiers traités européens était multiple :

- favoriser certes la réconciliation franco-allemande, gage de paix. Réduire la guerre qui venait de s’achever à un simple conflit national revenait aussi à faire l’impasse sur ce qu’avait été le nazisme.

mais aussi :

- favoriser la reconstruction dans le cadre du plan Marshall. Création de l’OSCE en 1948.

- la trouille de l’Union soviétique.

Quant à la « brutalisation de débat politique », qui est visé ?

2 Souvenir personnel : j’avais demandé à un haut-fonctionnaire qui avait participé à l’élaboration du Traité de Rome si les crises ministérielles et changements de gouvernement avaient nui à ces travaux. Il m’avait répondu que non, car les gouvernements successifs les avaient laissé agir en toute indépendance.

Nous nous donnons un seul objectif : CONSTRUIRE un projet à vocation majoritaire, construire l’équipe qui le mettra en œuvre. C’est le seul chemin pour qu’émerge une candidature de large rassemblement, la candidature qui sera la plus forte pour gagner l’élection présidentielle.

La responsabilité est immense, le temps est compté. Nous serons au rendez- vous de l’Histoire.

Avec vous.

Rejoignez-nous !

https://construire2027.fr/

https://construire2027.fr/

Sur Bluesky le 20 avril 2026

Sur Bluesky le 20 avril 2026

Suit la liste des premiers signataires :

Un formulaire de signature en ligne sera disponible sur le site web. La liste des premières et premiers signataires est la suivante :

Laurence Abeille, conseillère régionale d’Ile-de-France.

David Assouline, ancien sénateur.

Jérôme Auslender, ancien adjoint au maire de Clermont-Ferrand.

Katalyne Belair, adjointe au maire d'Aubervilliers.

Simon Billouet, conseiller départemental de Grenoble.

Grégory Blanc, sénateur du Maine-et-Loire.

Sophie Camard, maire du 1er secteur de Marseille.

Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique.

Karine Daniel, sénatrice de Loire-Atlantique.

Mickaël Delafosse, maire de Montpellier.

Carole Delga, présidente de la région Occitanie, ancienne ministre.1

Guillaume Duval, ancien rédacteur en chef d’Alternatives Économiques.

Lamia el Aaraje, première adjointe au maire de Paris.

Aurélie Filippetti, ancienne ministre.

Hélène Flautre, ancienne députée européenne.

Stéphane Frechard, maire de Lure.

Hélène Geoffroy, ancienne maire de Vaulx-en-Velin, ancienne ministre.

Alain Godot, conseiller municipal de St Paul les Dax.

Aziliz Gouez, conseillère régionale de Bretagne.

Raphaël Glucksmann, député européen2.

Parmi ses faits d’armes :

- promotion de l’autoroute Castres-Toulouse

- soutien à 15 candidatures socialistes hors NUPES en 2022

- opposition aux manifestations de soutien à la cause palestinienne en 2023.

2 Fils d’André. Comme son père, partisan de la guerre contre l’Irak en 2003. Conseiller du très autoritaire et très réactionnaire président géorgien Mihheil Saakachvili de 2009 à 2012. A fait un petit tour à droite.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rapha%C3%ABl_Glucksmann

Ayda Hadizadeh, députée du val-d’Oise.

Sacha Houlié, député de la Vienne.1

Yannick Jadot, sénateur de Paris.2

Patrick Kanner, sénateur du nord, ancien ministre3.

François Kalfon, député européen.

Fanny Lacroix, maire de Châtel-en-Trièves.

Aurore Lalucq, députée européenne.

Marie-Noël Lienemann, ancienne ministre.

Marie Massart, adjointe au Maire de Montpellier.

Emmanuel Maurel, député du val-d’Oise.

1 Ancien responsable du parti macroniste et ancien député « En Marche »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sacha_Houli%C3%A9

Premier tour de l’élection présidentielle 2022 : 4,63 %. Jean-Luc Mélenchon y est arrivé derrière Marine Le Pen (21,95 % contre 23,15 %). Les autres candidat·es de gauche ont obtenu : Fabien Roussel 2,28 %, Anne Hidalgo 1,74 %,. A l’extrême-gauche : Philippe Poutou 0,76 % et Nathalie Artaud 0,56 %.

Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen.

Aurélie Mézière, maire de Plessé.

Yannick Monnet, député de l’Allier.

Pierre Ouzoulias, sénateur, Hauts-de-Seine.

Alexandre Ouizille, sénateur de l’Oise.

Thomas Pellerin-Carlin, député européen.

Chloé Petat, adjointe au maire des Lilas.

Bastien Recher, conseiller régional de Normandie.

Aurélien Rousseau, député des Yvelines, ancien ministre.1

Laurence Rossignol, sénatrice du Val-de-Marne, ancienne ministre.2

1 Ancien ministre d’Emmanuel Macron :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Aur%C3%A9lien_Rousseau

2 Accusée d’islamophobie, transphobie et mise en cause dans « l’affaire de la MNEF »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurence_Rossignol#Pol%C3%A9miques

Maxime Sauvage, adjoint au maire de Paris.

Ghislaine Senée, sénatrice des Yvelines.

Maxence Sebert, maire de Larré.

Mélanie Thomin, députée du Finistère.

Boris Vallaud, député des Landes.

Le mot de la fin

Le mot de la fin

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