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Le blog de François MUNIER

Retailleau et la libération de Georges Ibrahim Abdallah

18 Juillet 2025 , Rédigé par François MUNIER Publié dans #Proche et Moyen-Orient, #Liban, #Actualité française

Capture d'écran. L'Orient-Le jour

Capture d'écran. L'Orient-Le jour

Il n’y a rien qui va dans ce post de Bruno Retailleau commentant la décision de la Cour d’appel de Paris de libérer Georges Ibrahim Abdallah (GIA).

Les élus LFI qui se réjouissent de la libération du terroriste Ibrahim Abdallah passent un nouveau cap dans l’indignité. En le faisant passer pour un prisonnier politique, ils méprisent les victimes et leurs familles et continuent de se complaire dans une incroyable inversion des valeurs où le bourreau devient la victime.

Tout d’abord, il n’y a pas que les élus LFI à se réjouir de cette libération. Même Fabien Roussel l’a fait !

« terroriste Ibrahim Abdallah », cela fait terroriste islamiste pour des gens non avertis et des confusionnistes. Son premier prénom est Georges, comme Clémenceau, la plupart des médias le désignent comme Georges Ibrahim ou Georges Abdallah. Georges est un prénom qui sert souvent de marqueur identitaire chrétien au Proche-Orient. Ibrahim, c’est Abraham, et les Arabes chrétiens prient Allah. La dénomination tronquée retenue par Daniel Marie Paul Retailleau (je fais comme lui) est donc malhonnête.

GIA a été condamné en 1987 pour complicité d’assassinat de deux diplomates, un israélien et un étatsunien1. La qualification de terrorisme n’avait pas été retenue à l’époque2 et il n’a jamais reconnu les faits, même s’il les a justifiés à son procès.

Il avait été condamné à la prison à perpétuité, au-delà des réquisitions du parquet (10 ans). Il était libérable, selon le droit français, depuis 1999 et toutes ses demandes de libération avaient été jusqu’ici rejetées pour des raisons politiques et diplomatiques.

Même si on admet que la condamnation de 1987 était justifiée en droit et en fait, son maintien en détention en fait un prisonnier politique.

Enfin, utiliser l’argument des victimes pour refuser la libération d’un condamné qui a purgé sa peine est un mépris des décisions de justice et j’espère aussi que Daniel Retailleau demandera qu’on remette en prison Bertrand Cantat.

Comme il ne peut pas critiquer ouvertement une décision de justice, il préfère taper sur ceux qui s’en réjouissent, et surtout sur LFI.

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